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Lettre A - Grimoire des Mancies et des Arts divinatoires
Guide divination et pratiques divinatoires pour obtenir un oracle
 
Arts Divinatoires
A • GRIMOIRE Mancies, Arts divinatoires et Magie
Prédire soi-même son avenir via les pratiques divinatoires...
Voici la lettre « A ». Venez découvrir la divination par les tiges d'Achillée millefeuille, les épingles et aiguilles, les boules de pain ou de gâteaux, les araignées, les nombres et les chiffres, la dispersion des grains de blé, les rencontres imprévues, le froment concassé, le sable, la poussière, etc.
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Grimoire des Mancies
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B
Lettre B
Bactromancie, baguette divinatoire, bélomancie, bolomancie, biastomancie, bibliomancie, biomancie, bléomancie, blépharomancie, blétonomancie, bodiomancie, bostrychomancie, botanomancie, bréchomancie, brécomancie, brizomancie, bronchiomancie (tibronchiomancie), brontomancie, brontoscopie



Apprendre à Lire les Feuilles de Thé
Consultez notre Guide pour apprendre à faire la Lecture des Feuilles de Thé... Une mancie amusante et surpre­nan­te appelée thédomancie ou tasséomancie.
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A

Abacomancie - Du latin abacus, et du grec abax; table à poussière.
Divination au moyen d'abaques, c'est à dire d'une table à calculer. Pour la mancie appelée abacomancie, l'on considère que toute technique divinatoire qui utilise des tables indiquant des réponses déjà préparées, et qui donne le sens de chaque combinaison, permet de prédire les augures; et ces tables ou tableaux sont des abaques, ou tablettes de référence. Qu'on pense à l'Oracle de Napoléon; ou à la table de Pyrhagore; ou à une pratique qui fut très populaire, soit celle du “Carré de Mars“, qui était associé avec un tableau de conventions. L'abacomancie est donc en fait, en relation avec la numérologie.

Achilléomancie - Du latin achillea, achilleos; du grec akhilleios, “l'herbe d'Achille” ou achillée millefeuille.
Divination par les tiges d'Achillée millefeuille. Technique divinatoire chinoise datant de plusieurs millénaires avant notre ère. Cette technique de divination a servi de base au “Livre des mutations”, qui a donné naissance au Yi-King. Notons aussi que “l'herbe d'Achille”, était réputée chez les Grecs pour être l’herbe du guerrier et des plaies. Il suffisait de froisser dans vos doigts une feuille d’achillée, pour en faire sortir la sève; puis de frotter l’écorchure ou la blessure et alors, le sang s’arrête immédiatement de couler.

Acultomancie - Du latin aculeus, aiguille.
Divination par les objets pointus, dont des épingles ou des aiguilles. La pratique de cette mancie semble provenir des temps anciens où les Tsiganes les utilisaient pour prédire la bonne fortune aux gens, en utilisant des aiguilles comme support divinatoire. Les devins utilisent sept aiguilles, et même jusqu'à vingt-et-une aiguilles, dans un bol avec un peu d'eau dedans. Selon la méthode des Tsiganes, les aiguilles peuvent aussi être déposés sur une surface plane, qui préalablement a été recouverte de poudre ou de farine. Les devins analysent ensuite les configurations ainsi formées, pour prédire l'avenir. De nos jours, une technique utilisée consiste à lancer des aiguilles dans de l'eau ou une surface plane, pour effectuer une lecture en interprétant les formes produites par le jet des aiguilles. Une méthode pour pratiquer cette mancie consiste à jeter treize aiguilles sèches dans une cuvette remplie d'eau. Si les épingles se retrouvent éparpillées au fond, c'est un bon présage; mais si elles s'agglutinent ensemble, c'est plutôt de mauvais augure. Une autre méthode consiste à jeter sept épingles sur une surface plane, tels une table ou un tapis; puis d'observer et d'interpréter la figure obtenue. À noter que de nos jours, on utilise plutôt des allumettes. Pour en connaître davantage sur la pratique de cette mancie, voir sur le site “Le Cercle de Samsara”, la page portant sur la Divination par le Jeu des Épingles. Voir aussi acutomancie.

Acutomancie - Du latin acutos, acéré.
Divination par les objets tranchants ou pointus, un autre type d'acultomancie. Cette pratique utilise des objets tranchants ou tout ce qui est pointu, en fait. Sept de ces objets sont déposés sur une table et l'on interprète les dessins et formes ainsi créés. Une autre pratique divinatoire du même ordre est l'acutomanzie, qui emploie treize punaises (petits clous), alors que dix doivent être droites et trois sont pliées selon un certain angle. Elles peuvent aussi être jetées dans de la farine ou de la poudre d'une certaine façon, pour en interpréter les dessins et les formes. Voir aussi acultomancie.

Aéromancie - Du grec aêr, air.
Divination par les conditions atmosphériques, qui consiste à observer les phénomènes aériens et à interpréter les formes qu'on aperçoit, pour prédire les choses futures. A cette époque, François le Tour de la Blanche disait que l'aeromancie est l'art de de deviner au moyen des spectres qui sont créés dans les airs, qui sont projetés sur les nuages comme par une lanterne magique; on peut ainsi constituer des présages quant aux événements futurs. On s'attarde particulièrement aux conditions atmosphériques telles que les orages, le tonnerre, les éclairs, la foudre, la direction du vent ou sa force, les arcs-en-ciel, la présence d'un halo autour du soleil ou de la lune, les nuages et leurs formes, les effets de la pluie, etc. Certains Anciens croyaient aussi que l'aéromancie était l'art de dire la bonne aventure, en faisant apparaître des spectres dans les airs; ou avec l'aide des démons, en représentant les événements futurs dans un nuage, comme dans une lanterne magique. L'aéromancie a inspiré la science de la météorologie, fort utile notamment aux agriculteurs pour prévoir le temps qu'il ferait. Different formes de l'aeromancie comprennent éromancie, austromancie, chaomancie, céraunoscopie, météormancie, roadomancie, etc. Notons que la “roadomancie”, soit la divination par les étoiles, pratiquée dans l'Antiquité mais qui n'est plus usitée, est une branche de l'aéromancie. Voir un exemple du document “Le Livre du Dragon, sur l'étoile dite Dragon” écrit par Aristote , environ 300 ans avant J.-C. (Source: Les Livres de Divination Traduits sur un Manuscrit Turc Inédit, traduit par Jean Nicolaides (1889), sur “The Ancient Library”.

Aéroscopie - Du grec aêr, air; et skopein, examiner.
Divination obtenue par l’observation et l'étude des phénomènes météorologiques. En somme, c'est l'art de prévoir le temps. Cette mancie s'exprimait sous forme de dictons que l'on retrouve dans différentes traditions. Ainsi, le vent survenant brutalement, un mauvais présage, annonçait des luttes ou des conflits. Les prêtres de l'Antiquité ont accordé une attention particulière aux phénomènes météorologiques, et ils les ont codifiés. On sait que l'étude du ciel fut à la base de la naissance de l’astrologie et de l’astronomie; alors que de son côté, l’étude des nuages, des vents, de la pluie, des orages, du tonnerre et des conditions atmosphériques en général, fut l'assise de la météorologie. Cette forme de divination est toujours pratiquée de nos jours, ainsi que l'attestent les nombreux dictons qu'on utilise encore. Voir aéromancie.

Agalmatomancie - Du grec agalma, statue.
Divination par l'examen des statues, des fétiches et des figurines. Pratique des anciens Grecs, qui se rapproche de l'idolomancie. Cette pratique divinatoire était généralement pratiquée par des individus choisis, le plus souvent des prêtres, qui avaient dit-on le pouvoir de donner vie à ces statues. Grâce à cette mancie, ces prêtres ont acquis le plus haut statut social; tantis que les statues, nommées aussi automates, étaient souvent créés par les prêtres eux-mêmes. La théorie derrière la fabrication de ces statues qui prennent vie, c'est que les prêtres avaient le pouvoir de faire en sorte que les esprits habitent ces idoles de pierre, et ainsi leur faire donner des prédictions pour l'avenir. Certains prêtres pouvaient même faire des prédictions en étudiant la conception et les changement qui s'opéraient dans les statues. Toutes les statues ne sont pas nécessairement de forme humaine, puisque des idoles phalliques ont également été utilisées à des fins divinatoires.

Aichmomancie - Du grec aikhme ou aichme, fer de lance.
Divination par les objets pointus tels des épingles, des couteaux, des fourchettes, des clous et des pièces artisanales de bois taillée en pointe. L'aichomomancie est une mancie très similaire à l'acultomancie. Pour procéder à la divination, le questionneur jette des objets pointus sur une surface plane, pour former des figures et les interpréter. Jadis dans les temps anciens, on utilisait un fer de lance qui était tourné dans le sable, pour obtenir le message des dieux. Puis pendant le haut Moyen Age en Europe, la divination avec des broches fut très populaire. Cette mancie est semblable à l'acutomancie qui de son côté, utilise des épingles et des aiguilles. D'autres façon de procéder à la divination par l'aichomomancie consiste à analyser les divers comportements humains face aux objets pointus. Par exemple, quelqu'un est aïchomaniaque quand c'est une personne qui veut être percée avec un objet pointu. Il est aichmophobique, si c'est une personne qui a une grande peur de tout objet pointu; même que certaines personnes atteintes de cette phobie ne mangent pas avec des ustensiles comme des fourchettes et des couteaux, et décident de plutôt manger avec leurs mains. Il y a aussi les aichmorhabdophobiques, soit ceux qui ont la crainte que quelqu'un va leur faire du mal avec un objet pointu. Voir aussi acultomancie et acutomancie.

Aiguillette
Au Moyen Age le terme “aiguillette” désignait familièrement le phallus. Le “nouage de l’aiguillette” était une pratique magique que le jeteur de sorts effectuait pour rendre impuissant sexuellement parlant, une victime désignée. Quant à la pratique inverse, le “dénouage d’aiguillette”, cette opération permettait à monsieur de retrouver toute sa virilité et son pouvoir de copuler. Ce qui était possible si le sorcier annulait son sort... Ou sinon, l'un des procédés pour dénouer l'aiguillette et pulvériser le mauvais sort jeté, consistait à utiliser l'aristolochie, autrement nommée paille de sarrasin. C'est une espèce de plante appelée pistoloche, avec laquelle Apulée prétendait qu'on pouvait dénouer l'aiguillette; et sans doute en l'employant à des fumigations.

Ailuromancie ou aeluromancie - Dérivé du grec, ailouros; un chat.
Divination par le comportement des chats, en particulier les mouvements ou les sauts des chats, pour prédire des événements futurs, notamment les conditions météorologiques. Cette mancie, une forme de de thériomancie (divination par le comportement des animaux sauvages), est aussi connue sous le nom de félidomancie. Voir félidomancie.

Alectryomancie ou alectoromancie, alectromanchie, alectromancie, electromancie - Du grec alektryon (alectruon) ou alektor, coq.
Divination par le coq qui consiste à ce qu'on emploie un coq ou une poule sacrés qui picore le grain placé sur les lettres de l'alphabet. Aux temps anciens, on permettait ainsi à un poulet sacré, souvent une poule noire ou un coq de combat blanc, de cueillir des grains de maïs (ou de blé, ou d'orge, ou de mil) d'un cercle de lettres, formant ainsi des mots ayant une signification prophétique. Mais règle générale, chez les Romains, deux espèces de poulets — nommés Melici et Chalcidici — se disputaient l'honneur de servir d'oracles; alors qu'un “pullarius” était attaché à leur service spécial, et remplissait les vénérables fonctions de père nourricier et d'interprète, qui avait seul le privilège de traduire leur langage. En fait, il s'agissait d'un coq dressé au métier, puis consacré par des cérémonies religieuses, que les devins élevaient pour ce seul usage. Puis tant chez les anciens Grecs que chez les anciens Romains, on pratiquait cette mancie de préférence lorsque selon le ciel astrologique, le Soleil ou la Lune étaient en Bélier ou en Lion. La méthode consistait à ce que d'abord, on trace dans un cercle les lettres de l'alphabet — mais souvent, on écrit les lettres dans le bord extérieur du cercle —; ce cercle étant équitablement réparti en autant de parties qu'il y a de lettres dans l'alphabet. Ensuite, un grain de blé, de maïs, d'orge ou de mil était placé sur chaque lettre en commençant par A, alors qu'à chaque lettre l'officiant devait répéter le verset “Ecce enim veritatum”. Auparavant, on avait préparé “magiquement” un jeune coq, souvent tout blanc — certains devins plus cruels lui coupaient aussi les griffes, qu'il était forcé d'avaler avec un peu de rouleau de parchemin en peau d'agneau, sur lequel avait été écrit quelque incantation —. Le devin prenait le coq et en le tenant, il devait réciter une prière: “O Deus Creator omnium, qui firmamentum pulchritudine stellarum formâsti, constituens eas in signa et tempora, infunde virtutem tuam operibus nostris, ut per opus in eis consequamur effectum”. Puis on endormait le coq en lui plaçant la tête sous l'aile; lorsqu'il était endormi, on le déposait au centre de la circonférence. Le devin doit ensuite réciter ces deux versets des Psaumes: “Domine, dilexi decorum domûs tuæ et locum habitationis tuæ. Domine Deus virtutum, converte nos et ostende faciem tuam, et salvi erimus”. Au réveil du coq, il n'y avait plus qu'à observer et à relever soigneusement les lettres, à mesure qu'il les découvrait en mangeant le grain. Le devin doit aussi observer quelles sont les lettres dont le coq picore les grains; et sur celles-ci d'autres grains doivent être placés, parce que certains noms et mots contiennent les mêmes lettres deux ou trois fois. Ces lettres devraient être notées et une fois réunies, elles révélaient soit le nom de la personne concernée par l'enquête qui était faite (ex: nomination d'un roi, dénonciation d'un voleur ou d'un criminel, etc); pour fournir une réponse à des questions importantes; ou pour prédire les événements futurs. Notons au passage que les lettres choisies pouvaient être lues soit dans l'ordre de sélection, ou réarrangées pour faire un anagramme: sans doute selon l'inspiration du devin. Une autre façon de faire consistait à réciter les lettres de l'alphabet, prenant note de celles pour lesquelles les coqs émettent un son. Une autre méthode utilisée par les Romains pour explorer la volonté de dieux consistait à consulter les poulets sacrés qu'ils apportaient avec eux lors des campagnes militaires. Donc avant une bataille, si les poulets mangeaient la nourriture si avidement qu'un peu de grains tombaient de leurs becs, on considérait ceci comme un excellent présage pour la bataille à livrer. Une autre sorte d'alectromantie fut également pratiquée sur le chant du coq, en se basant sur les périodes pendant lesquelles il était entendu.

Aleuromancie ou alveromancie, apleuromancie - Du grec aleuron, farine.
Divination par des petits bouts de papier contenant des réponses et enfermés dans de la pâte, un mélange d'eau et de farine obtenue par le froment moulu (aleuromanteia), qu'on cuisait pour faire du pain ou des gâteaux. On peut aussi utiliser les grains de froment, le son ou la farine. C'est aussi la divination par les messages contenus sur ou dans des biscuits, comme le fameux principe des biscuits chinois (fortune cookies), qui contiennent des messages prophétiques. Dans les temps plus anciens, pour procéder à un tirage, on mettait de petits billets roulés dans un tas de farine et on les remuait neuf fois confusément. On partageait ensuite la pâte aux différents curieux, et chacun se faisait un thème selon les petits ballots de pâte qui lui étaient échus. Une autre façon de deviner consistait à répandre de la farine sur le sol, et d'interpréter les figures qui s'étaient formées, ainsi que la forme des éclaboussures, afin d'en tirer des présages. Une technique simple d'aleuromancie consiste à utiliser la technique des “biscuits chinois”. Donc, préparer quelques petits messages (billets) avec de possibles réponses à votre questionnement. Ensuite, cuisiner une petite recette de pâte — ex: biscuits, galettes, petits gâteaux, muffins, boulettes de pâte, etc — et introduire chaque billet pris au hasard, dans une portion de pâte, et cuire au four. Lorsque refroidi, choisir une part au hasard pour découvrir la réponse à la question posée. Voir aussi crithomancie, une pratique analogue où l'on utilise de l'orge; et bléomancie.

Alextryomancie - Du grec alexein, parer, conduire; et du latin “triticum” pour “blé”: un terme générique désignant plusieurs céréales du genre Triticum (blé dur, Triticum turgidum; blé tendre ou froment, Triticum æstivum; épeautre (sous-espèce du blé tendre), Triticum aestivum; etc).
Divination par les grains de blé. Cette mancie consiste à interpréter les configurations aléatoires formées par la dispersion de grains de blé que le devin (un sorcier mâle wicca), avait jetés à la volée sur le sol. Voir crithomancie, bléomancie, aleuromancie.

Alomancie - Voir halomancie.

Alopécie - Du latin alopicie, chute des cheveux ou des poils.
Sorte de charme par lequel on fascine ceux à qui l'on veut nuire. Quelques auteurs donnent le nom d'alopécie à l'art de “nouer l'aiguillette”: soit un maléfice par lequel le jeteur de sort aurait le pouvoir d’empêcher la consommation du mariage.

Algomancie - Du latin algor ou algus, le froid (ex: grelotter ou trembler de froid); ou de l'anglais goat, chèvre.
Divination par le moyen d'une chèvre, en observant les mouvements désornonnés de la bête, et sa manière de bêler.

Alphitomancie ou aphitomancie - Du grec alphito; orge; ou alphiton, farine d'orge.
Divination par le froment concassé de l'orge à large épi, soit une farine d'orge passablement rude et cuisinée sous la forme d'un pain d'orge sans levain; ou parfois présenté sous la forme de galette d'orge, d'une miche ou d'une tranche de pain d'orge ou de gâteau d'orge avec du miel. Importante et très ancienne, cette mancie fut largement pratiquée par la justice européenne médiévale, la Justice des “Jugements de Dieu”. L'épreuve de “la bouchée maudite”, nommée aussi “le morceau d'exécration” — une haine empreinte de répugnance — ou “le morceau de malédiction”, consistait dans le repas d'un rude morceau de pain d'orge sans levain (“corsned” ou “accursed bread”, ou “panis conjuratus”) et consacré par imprécation — soit une prière solennelle appelant sur le coupable la colère des divinités infernales — ou exorcisme, par les bons soins des ecclésiastiques chrétiens. En guise de procès, tous les suspects d'un crime étaient alors alimentés de ce pain maudit, pour tester leur innocence. En distribuant le pain, le prêtre ou l'évêque procédait à ses incantations:
« Puisse ce morceau de pain maudit causer des convulsions et ne trouver aucun passage si l'accusé est coupable, et permettre un retour à la nourriture saine s'il est innocent ».
Dans les pays Anglo-Saxons, pour cette épreuve, le prêtre écrivait la prière sur le pain, soigneusement pesé (une once, soit le poids de dix pennies) et servi avec le même poids de fromage. Puis sous le pied droit de l'accusé, le prêtre plaçait une croix de bois de peuplier, en tenant une autre croix semblable sur la tête de l'homme, et en jetant par-dessus sa tête le vol écrit sur une tablette. Par la suite et au même moment, il posait le pain et le fromage dans la bouche de l'accusé, et récitait une conjuration (source: Webster's Online Dictionary):
« Je te conjure, Ô homme, par le Père et le Fils et le Saint-Esprit et par les quatre-vingt aînés, qui sonnent quotidiennement les Louanges devant Dieu, et par les douze patriarches, les douze prophètes, les douze apôtres, les évangélistes, martyrs, confesseurs et vierges, par tous les saints et par notre Rédempteur, notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour notre salut et pour nos péchés a souffert. Ses mains sont apposées sur la croix; que si tu étais un complice dans ce vol ou que tu sais quelque chose à propos de celui-ci, ou que tu aies commis n'importe quelle faute, que le pain et le fromage ne peuvent pas passer ton oesophage et ta gorge, mais que tu peux trembler comme une feuille de faux-peuplier, Amen; et aucun repos, Ô homme, jusqu'à ce que tu vomisses avec du sang, si tu as commis n'importe quelle chose dans l'affaire du vol précité. Par Lui, qui vit. »
Même que dans certains cas, chaque suspect devait nécessairement dire avant de manger: « Si je vous trompe, puisse cet acte du pain reporter sur moi la faute ». Alors, si le suspect mangeait sans problèmes, il était déclaré innocent. Mais si le morceau de pain restait pris dans sa gorge, ou s'il s'étranglait avec, ou s'il était pris de convulsions ou de pâleur, ou s'il vomissait, ou qu'il faisait une indigestion, on considérait ces manifestations comme preuves de sa culpabilité.

Selon un vieux dictionnaire, cette pratique moyen-âgeuse se déroulait ainsi: « Voici comment se pratiquait cette divination qui selon les doctes, n'est d'un effet certain que pour découvrir ce qu'un homme a de caché dans le cœur. On prend de la pure farine d'orge; on la pétrit avec du lait et du sel; on n'y met pas de levain; on enveloppe ce pain compacte dans un papier graissé, on le fait cuire sous la cendre; ensuite on le frotte de feuilles de verveine et on le fait manger à celui par qui on se croit trompé, et qui ne digère pas si la présomption est fondée. 11 y avait, près de Lavinium, un bois sacré où l'on pratiquait l'alphitomancie. Des prêtres nourrissaient dans une caverne un serpent, selon quelques-uns; un dragon, selon d'autres. A certains jours on envoyait des jeunes filles lui porter à manger; elles avaient les yeux bandés et allaient à la grotte, tenant à la main un gâteau fait par elles avec du miel et de la farine d'orge. Celle dont le serpent refusait de manger le gâteau n'était pas sans reproche. »
On croyait aussi que cette pratique divinatoire pouvait être utile aux amants. Ainsi, en s'appliquant à lui même la méthode, un amant peut savoir si sa maîtresse est fidèle ou non. Pour ce faire, il doit pétrir de la pure farine d'orge avec du lait et du sel, sans levain. Puis envelopper cette pâte dans un boyau de porc comme un saucisson et la faire cuire sous la cendre. Si l'amant digère correctement sa recette, il peut croire à la fidélité de sa maîtresse; mais s'il ne digère pas il y a de ce fait, présomption d'infidélité. Voir aussi aleuromancie (divination par la pâte de froment moulu).

Amathomancie - Du grec amathos, sable.
Divination par le sable ou la poussière. Cette pratique divinatoire se rapproche de l'abacomancie qui elle, se pratique en utilisant la poussière - ou le sable - pour ses présages. En fait, l'amathomancie demande que le consultant fasse une introspection de son subconscient et qu'il exprime ensuite ce qu'il y voit en dessinant à l'aide de sable ou de poussière; on interprète ensuite ces créations. Alors qu'avec l'abacomancie, on laisse tomber du sable ou de la poussière sur une surface plate et on interprète les dessins qui se sont créés. Ces formes, symboles et images donneront un aperçu de l'avenir prochain. Quasi synonyme du terme abacomancie, il y est maintenant associé. Voir abacomancie.

Ambulomancie - Du latin ambulatorius, se mouvoir.
Divination par l'observation de la façon dont quelqu'un marche ou prend une marche.

Amniomancie - Du latin amnion, membrane.
Divination par l'amnios, via l'examen de la membrane amniotique, du liquide amniotique ou de cette partie du placenta (poche amniotique) qui enveloppe parfois le visage ou la tête de certains nouveau-nés à leur naissance. Technique divinatoire recourant à l’étude de l’amnios ou agnelette (poche des eaux), cette membrane ou pellicule graisseuse appelée crépine — bien que populairement nommée “coiffe” —, laissait présager un avenir heureux à l’enfant naissant “coiffé” alors qu'on dit même d'un homme heureux ou chanceux, qu'il est né coiffé. En qualité de talisman, cette crépine faisait même l’objet de commerce à Rome et en Angleterre: puisqu'à cette époque on disait que cette coiffe étendait ses effets favorables jusque sur ceux qui la portent avec eux, notamment en favorisant d'heureux résultats pour les affaires. Dans quelques provinces de France, on croyait que la crépine révélait une vocation à la vie monastique. Puis au temps de l'Inquisition dans le Frioul (Italie du Nord), les Benandanti — qui disaient voyager en esprit pendant leur sommeil pour lutter contre les mauvais sorciers — oeuvraient à protéger les villageois et leurs récoltes. Mais ne devient pas benandanti qui veut, car seulement les enfants nés coiffés pouvaient rejoindre leurs rangs. Ainsi, on disait qu'une crépine teintée de rouge était un bon présage qui prédisait une heureuse destinée; mais de teinte plombée, que c'était un mauvais augure pour le nouveau-né. On devine aussi quant à l'avenir d'un nouveau-né, d'après la couleur du liquide amniotique

Anagrammatomancie - Du grec anagramma, renversement de lettres.
Divination par l'anagramme, soit des mots ou phrases formés par la transposition des lettres d'un autre mot ou phrase. On utilise les lettres du nom et/ou ou du surnom et/ou du patronyme d'une personne, en vue de prédire son destin. Par exemple, par la pratique de l'anagrammatisme, Rose peut donner “oser”, Marie peut donner “aimer”, Michael peut donner “la miche”, etc. Une autre façon de pratiquer cette mancie, est illustrée par l'exemple de la Sybille Erythrée ayant vécu au IIIe s. avant J.-C, devineresse prophétesse aux oracles célèbres, qui chez les anciens Grecs avait prophétisé la naissance du Christ et l'avènement du christianisme, en plaçant au début des vers par lesquels elle rendait ses oracles, chacune des lettres qui composent son nom, soit, J E S U S C H R I S T US SERVATOR CRUX; ce fait étant rapporté par Eusèbe de Césarée, un évêque grec.

Anémomancie - Du grec anemos, vent.
Divination par les vents. Par exemple à Dodone, on interpretait le mouvement de certaines feuilles ou de clochettes sonores d'airin destinées à indiquer la direction du vent. Pour les peuples antiques, les vents qu'on prétendait d'origine divine servait à interpréter le mouvement de choses légères pour en tirer des présages. Une méthode divinatoire consiste à l'utilisation des vents pour déterminer la réponse à une question. Il s'agit de prendre un grand bol, et d'inscrire des réponses sur les petits morceaux de papier, en plaçant ceux-ci à l'envers; puis de laisser le vent rendre la réponse en retournant un ou quelques morceaux de papier. Voir aussi Aéroscopie et Aéromancie.
Une autre façon de pratiquer la divination par l'anémomancie peut se résumer sommairement ainsi:
• Si le vent dominant vient du Nord, ouvrez l'oeil car on dit que la journée sera propice aux sentiments, aux affections, à l'amour ou à une rencontre.
• Si le vent dominant vient du Sud, c'est un présage avisant que vous serez confronté à quelques problèmes sur lesquels vous buterez, au cours de la journée.
• Si le vent dominant vient de l'Est, c'est un indice annonçant que la journée sera propice aux réflexions, à l'introspection et aux questions spirituelles.
• Si le vent dominant vient de l'Ouest, c'est un signe que la journée se passera dans une ambiance intéressante, agréable et productive.

Anémoscopie - Du grec anemos, vent; et skopein, examiner.
Divination par l'observation des vents et particulièrement, on interprète la direction des vents et leur intensité. C'est une branche de l'aéroscopie. Voir Anémomancie.

Anthomancie - De l'ancient grec anthos, fleur.
Divination avec des fleurs, telles que la suppression des pétales d'une marguerite pour un type de prédiction du genre “elle m'aime un peu, beaucoup, pas du tout”, etc. Et quelle que soit la déclaration du dernier pétale, celui-ci coïncide avec la réponse. Voir aussi botanomancie, phyllorhodomancie.

Anthracomancie - De l'ancien grec anthrak ou anthrax, charbon anthracite.
Divination par l'étude des charbons ardents, particulièrement le charbon anthracite (charbon de terre ou charbon minéral), sur la surface duquel le devin voit des signes desquels il tire des pronostics.

Anthromancie ou anthromantie, antromancie - Dérivé d'un mot de l'ancien grec anthropos, homme; sous la forme de “anthro”, dans le sens de “qui a les caractéristiques et/ou l'apparence d'un être humain” (anthropomorphique).
Divination par l'apparition d'un homme mort, alors que certaines sources réfèrent aussi au sens de consulter un mort. À première vue, cette pratique pourrait se rapprocher de la nécromancie — qui consiste à évoquer l'âme de défunts pour leur “soutirer” de gré ou de force une révélation ou une lecture de l'avenir —; ou bien encore au spiritisme — évocation des esprits —. Mais au niveau de l'anthromancie, il semble s'agir plutôt d'une apparition fortuite, non sollicitée, d'un défunt. Le fantôme de quelqu'un qui est décédé nous apparaît, tout simplement; et l'on peut communiquer avec cette personne. Évitons par ailleurs de confondre anthromancie (apparition d'un mort) et anthropomancie (examen des entrailles d'un mort).

Anthropomancie - Du grec anthropos, homme.
Divination par les entrailles des hommes morts ou mourants ou des femmes, souvent jeunes enfants vierges de sexe féminin, ou enfants étranglés, par le sacrifice. On prétendait par cette mancie, avoir la faculté de lire l'avenir dans les entrailles d'un cadavre encore chaud, en faisant l'inspection des viscères d'être humains éventrés; ou par par la lecture des entrailles d'un être humain moribond, ou sacrifié (assassiné) pour la circonstance. L'exemple les plus connus d'anthropomancie se sont produits au IIIe et IVe siècles, sont ceux de Julien l'Apostat - empereur romain aussi nommé Flavius Claudius Iulianus, qui aurait sacrifié d'innombrables enfants de ses divinations nocturnes - et qui comme Héliogabale (empereur romain aussi connu sous le nom de Marcus Aurelius Antoninus ou Marc-Aurèle), qui pratiquaient cette divination qui consiste à lire le destin d'un individu ou d'un peuple d'après le mouvement des entrailles d'un être humain. étant l'une des branches la plus sombre de la nécromancie, l'anthropomancie est une forme de divination qui consiste à demander aux gens qu'on assassine la faveur de nous prédire l'avenir... le paroxysme de la bassesse humaine. Voir aussi splanchomancie. Par ailleurs le spiritisme, même s'il n'est pas sans danger, est la forme contemporaine et non sanglante de la nécromancie.

Antracomancie - Voir anthracomancie.

Apantomancie ou apanthomancie - Du latin médiéval appanare ou apanar (composé de ad et de panis, pain), nourrir ou pourvoir de pain (ayant le sens de apanner ou apanage, apenaige; pourvoir un fils cadet ou une fille, d'une dot ou dotation).
Divination par l'interprétation des rencontres imprévues, soit des animaux, objets ou personnes: qui apportent “en cadeau” un élément de réponse, qu'on ne pourrait obtenir autrement. Pour prédire l'avenir, il suffit donc de se poser une question et de noter les indications du hasard. Par exemple, rencontrer un médecin ou un pharmacien vous avise de faire attention à votre santé; ou bien, rencontrer à l'improviste un bossu, un aigle, une araignée, une femme enceinte, un chat noir, etc. Toutefois, les mêmes faits n'ont nullement la même signification pour tous; mais pour chacun de nous, certains objets ou personnes peuvent avoir une valeur symbolique d'avertissement. Et ce qui sera bon pour les uns peut être considéré neutre pour les seconds ou même péjoratif pour le troisième. Ainsi la rencontre d'un serpent, de couteaux croisés, d'une araignée, etc.

Aphitomancie - Voir alphitomancie.

Apleuromancie - Voir aleuromancie.

Apotélesmatique - Du grec apolesmatiké, et emprunté au grec latinisé apotelesmatice; astrologie.
Dans l'Antiquité, un type d'astrologie — de Claude Ptolémée, vivant à Alexandrie en Grèce au IIe siècle après J.-C. —, nommée astrologie apotélesmatique ou astrologie judiciaire, très répandue et utilisée jusqu'à la fin du Moyen Age. Cette pratique consiste à faire l'inspection des planètes, des étoiles, des nuées et du ciel; et d'en tirer présage quant aux effets et influences des astres sur le climat de divers pays et sur leurs habitants. Attendu que selon le “Mouvement des Corps dans l'Espace”, les sept planètes connues étaient réputées régler le destin des hommes et des empires. Voir astrologie, astromancie.

Arachnomancie - Du grec arákhnê (arakhne), araignée; du latin arachnida; du vieux français arachnide, araigne, areignie, areignee.
Divination par les araignées. Les anciens regardaient d'ailleurs comme un présage funeste les toiles d'araignées qui s'attachaient aux étendards et aux statues des dieux. Néanmoins, dans la tradition populaire, une araignée qui court ou qui file promet de l'argent; les uns prétendent que c'est de l'argent si on la voit le matin, et si on la voit le soir ça annonce une nouvelle. D'autres citeront aussi ce proverbe-axiome: “Araignée du matin, petit chagrin; araignée de midi, petit profit; araignée du soir, petit espoir.” Puis, l'on dit que dans le bon temps de la loterie, des femmes enfermaient le soir une araignée dans une botte, avec les quatre-vingt-dix numéros écrits sur de petits carrés de papier. L'araignée, en manœuvrant la nuit, retournait quelques-uns de ces papiers. Ceux qui étaient retournés de la sorte, étaient regardés le lendemain matin comme numéros potentiellement gagnants. Les toiles d'araignées sont utiles, aussi: puisque l'on dit qu'appliquées sur une blessure, elles arrêtent le sang et empêchent que la plaie ne s'enflamme.

Arithmancie - Voir arithmomancie.

Arithmomancie - Du grec arithmos, nombres.
Divination par les nombres consistant en l’étude des nombres et des chiffres; et de leur signification symbolique. Ainsi, pour un prénom et un nom (patronyme) par exemple, chaque lettre correspond à un nombre; alors que les nombres ont une valeur symbolique. Selon cette théorie, il est possible d'influencer la tendance qu'aura la destinée d'une personne, par son nom et son prénom; d’où l’importance qu'on accorde au choix d'un prénom lors de la naissance d’un enfant. D'ailleurs dans l’Antiquité grecque, l'on considérait que plus la valeur chiffrée d’un prénom était élevée, plus le sort de cette personne serait heureux. Pour pratiquer ce type de mancie, la technique consiste à utiliser le nom de famille, le prénom et les chiffres de 1 à 9. On transforme le nom et le prénom en chiffre, en se servant de l'alphabet de Tripoli, par exemple: soit un tableau de correspondance entre les chiffres et les numéros. On découvre alors nos trois nombres, qui permettront d'interpréter les traits de caractères de l'individu: le nombre d'expression, qui représente le tempérament d'une personne; le nombre intime, qui parle des des aspects intimes de la personne; et le nombre de réalisation, qui correspond à la face visible d'une personne. Cette mancie est l'ancêtre de la numérologie.

Armomancie - Du latin armus, épaule.
Divination faite jadis par l'inspection des épaules. Par exemple, on juge qu'un homme qui a les épaules larges est plus fort qu'un autre qui a les épaules étroites. Toutefois, cette forme de divination s'appliquait surtout aux animaux. Ainsi par l'armomancie, les Anciens jugeaient si la victime à sacrifier était bonne pour les dieux. Cette mancie est aussi définie comme une façon de prédire les capacités de médiumnité d'une personne, en inspectant les épaules d'un candidat potentiel.

Art des Esprits, appelé aussi au Moyen-Age “art angélique”
Cet art divinatoire consiste dans le talent d'évoquer les esprits, et de les “obliger” à découvrir les choses cachées pour nous en faire part. D'aucuns disent que l'art angélique est l'art de s'arranger avec son ange gardien, ou de quelque autre bon ange; de manière à recevoir de lui la révélation de tout ce qu'on veut savoir. Cet art superstitieux se pratique principalement de deux manières: soit par des extases, dans lesquels on reçoit des avis “divins”; ou par des entretiens avec l'ange que l'on évoque et qui semble-t-il, apparaît. Mais qui en cette circonstance, n'est sans doute pas un ange de Lumière... Voir évocation, nécromancie, spiritisme.

Aruspices - Voir haruspices.

Aruspiscine - Voir haruspiscine.

Ashagalomancie - Voir astragalomancie.

Aspalacomancie - Du grec aspalax, taupe; et soma, corps; et du latin aspalasomatus, aspalasome (difformation).
Divination par les taupes, qui consiste en l'examen des entrailles de la taupe. Par cette pratique, on procède à l'examen des organes d'une taupe éventrée, pour l'étude d'éventuelles anomalies de l'appareil génito-urinaire (faisant partie de la branche célosome, ou hernie). Cette mancie tire son appellation des termes “aspalasome”, “aspalasomus”, “aspalasomatus” (tirés du grec “taupe” - aspalax), et “corps” - soma); par l'inventeur de cet examen, le français Etienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844), docteur en médecine, zoologiste, professeur en sciences naturelles et chercheur. Il écrit en 1825 un Mémoire sur les Aspalasomes, qui marque le commencement des recherches de l'auteur sur les Monstres unitaires, caractérisés par la conformation anomale de leur tronc et de leurs membres. Voir aussi un article de Wikipedia, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire.

Aspidomancie - Du grec aspid (de aspis), bouclier.
Divination par la transe ou l'extase, qui se pratique à l'aide d'un bouclier. Cette mancie consiste particulièrement à une méthode de divination pratiquée dans les Indes, au cours du dix-septième siècle. Le devin ou sorcier devait s'asseoir sur un bouclier au centre d'un cercle sacré qu'il a lui-même dessiné. — Tout comme Abraracourcix, le fameux chef du village de Astérix le Gaulois. — Il récitait ensuite certaines phrases puis tombait en transe, ou devenait extatique; ce qui lui permet de recevoir des réponses et des messages. Lorsqu'il se réveillait, le devin disait au questionneur les choses qu'ils voulait savoir. De son côté, Delancre dit que... “le devin ou sorcier trace un cercle, s'y campe assis sur un bouclier, marmotte des conjurations, devient hideux, et ne sort de son extase que pour annoncer les choses qu'on veut savoir, et que le diable vient de lui révéler”. :0)

Astragalomancie ou astragyromancie, ashagalomancie - Du grec astragalos, osselets (du talon de mouton).
Divination au moyen des osselets, par loterie, sort, tirage au sort. Divination par le hasard nommée aussi sorts — soit de “tirer les sorts” —, via les astragales — petits osselets de mouton — puis plus tard par le biais des dés à jouer; mais aussi par l'entremise des pierres, des petits morceaux de bois ou d'osselets qui ont été marqués avec des lettres, des symboles, ou des points. Cette mancie existe depuis la fin de la préhistoire, et sert à deviner les chances et malchances, à choisir des joueurs ou à choisir entre deux options, ou à faire des prédictions: car les lettres, les points et les symboles inscrits sur ces objets correspondent à des significations particulières qui permettent de prédire le destin. À noter que l'utilisation de dés cubiques pour la divination — une pratique divinatoire nommée aussi cléromancie — est une forme d'astragalomancie.
Une façon simple de pratiquer la divination par l'astragalomancie consiste à jeter les dés; alors que le total des points dévoilés sur les faces peuvent correspondre, selon une convention, aux lettres de l'alphabet. Donc muni de deux dés à six faces, inscrivez d'abord votre question sur une feuille de papier; puis jetez-y vos deux dés dessus (en même temps) à quelques reprises, en comptant vos points pour noter vos résultats à chaque jet de dés. A noter que si l'un des deux dés tombe en-dehors de la feuille, on ne tient pas compte du nombre de points qu'il affiche, jusqu'au suivant jet de dés. Vous n'aurez qu'à transposer ensuite vos points par une lettre; et ainsi tenter d'assembler les lettres obtenues pour former des mots constituant votre réponse.
1 pour A — 2 pour E — 3 pour I — 4 pour O — 5 pour U — 6 pour B, P, V — 7 pour C, K, Q — 8 pour D, T — 9 pour F, S, X, Z — 10 pour G, J — 11 pour L, M, N — 12 pour R. Voir cléromancie, cubomancie, kybomancie.

Astéroscopie - De l'ancien grec aster, étoile; ou astron, étoiles; et skopein, examiner.
Science divinatoire qui associe la magie à l'astrologie, pour deviner l'avenir. Voir magastromancie.

Astragyromancie - Voir astragalomancie.

Astrapomancie - Du grec grec astrap&etilde;, éclair de foudre.
Divination par l'observation et l'interprétation de la foudre. Mancie maintenant intégrée à la kéraunomancie.

Astrologie - De l'ancien grec aster, étoile; ou astron, étoiles.
Art de dire la bonne aventure et de prédire les événements, par l'aspect, les positions el les influences des corps célestes. Science appelée jadis, dans l'Antiquité, Apotélesmatique. Également nommée, jadis, astrologie sidérale.

Astromancie - Voir astrologie, apotélesmatique.

Astromancie - De l'ancien grec aster, étoile; ou astron, étoiles.
L'art de prédire l'avenir par le biais de l'étude des astres. C'est un quasi-synonyme (rarement utilisé) de astrologie. Voir aussi apotélesmatique, magastromancie.

Aucutomancie - Voir acultomancie.

Augure - Du grec ornīs, oiseau; du vieux latin, avis (oiseau) et garrire (parler); ou du latin augur, devin (augure); et du vieux français augure.
Divination par le vol des oiseaux, par l'observation et l'interprétation des signes et des prodiges. On utilise aussi ce terme pour désigner l'officiant (ex: le prêtre) qui procède à ces divinations.

Auramancie - Du grec aura, souffle, brise, aura.
Divination par l'observation et l'interprétation de l'aura d'une personne.

Auspice - Du grec ornis, oiseau; et skopein, examiner.
Divination par le vol, le chant, le comportement et la nourriture des oiseaux. Signe mantique constaté par les augures, ou prêtres devins.

Austromancie - Du latin auster, qui signifie vent du Sud.
Divination qui consiste à faire l'étude des vents du Sud pour prédire ce qui doit arriver. C'est une branche de l'aéromancie.

Axinomancie - Du grec axine, hache; du latin, ascia; du vieil allemand, ackus ax; du vieil anglais, æcs.
Divination par la hache ou cognée de bûcheron, qui consiste en l'observation du frémissement et des vibrations de la lame d'une hache qu'on plantait dans un arbre, un billot de bois, un poteau ou une table en bois. C'est une forme de divination importée par les mages de l'Orient, et largement utilisée dans l'Antiquité et au Moyen-Age en Grèce et à Rome; notamment, puisque cette mancie était un mode de divination judiciaire, pour débusquer ou confondre des voleurs, par exemple. Mais ceux qui pratiquaient l'axiomancie cherchaient aussi des pronostics et des présages concernant leur avenir. Le devin observait la scène et devait interpréter plusieurs éléments, tels la façon dont la hache — hache de bûcheron, hachette, hache de guerre, etc — était tenue; l'inclination du manche de la hache; la trajectoire de la hache en allant se ficher dans un arbre; la profondeur de l’entaille faite à l’écorce; l’endroit où elle se piquait dans l’arbre; les configurations de figures de l'objet ayant accueilli la hache; etc. Tous ces éléments donnent des indications utiles à la divination. Une façon de pratiquer cette mancie, déjà utilisée dans l'Antiquité, consistait à tenter de découvrir un trésor. Pour ce faire, l'on doit se procurer une agate ronde, puis faire rougir au feu le fer de la hache; ensuite, on la pose de manière à ce que le tranchant forme un angle droit “à la verticale”, soit perpendiculairement en l'air. Puis sur le tranchant de la hache chauffée à blanc, on place la pierre d'agate. Si la pierre s'y tient, c'est qu'il n'y a pas de trésor; mais si elle tombe, elle tend à rouler avec rapidité et alors, on la replace trois fois. Finalement, si elle roule trois fois vers le même lieu, c'est qu'il y a vraisemblablement un trésor dans ce lieu même; mais si la pierre prend une route différente à chaque fois, on peut chercher ailleurs. Une autre façon d'utiliser cet art divinatoire est utile lorsqu'on veut découvrir des voleurs. Pour ce, il suffit de poser la hache à terre, le fer en bas et le bout du manche “à la verticale”, soit perpendiculairement en l'air. Puis, il est de coutume de danser en rond autour de la hache, jusqu'à ce que le bout du manche s'ébranle et que la hache s'étende sur le sol. Ce faisant, le bout du manche de la hache indique la direction qu'il faut prendre pour partir à la recherche des voleurs.

Quelques autres méthodes d’utilisation sont aussi utilisées pour pratiquer l'axiomancie:
• La première méthode consiste à lancer la hache contre un arbre. Pour faire une prédiction, le devin interprète la trajectoire de la hache qui va se planter dans l’écorce. Il étudie également l’inclinaison du manche, lorsque la hache s’est immobilisée. Ensuite, il observe avec attention la profondeur de l’entaille et surtout, l’endroit de son impact dans l’arbre et les figures qui se sont dessinées.
• La deuxième méthode, utilisée dans le but de découvrir un trésor. Pour ce faire, l'on doit se procurer une agate ronde, puis faire rougir au feu le fer de la hache; ensuite, on la pose de manière à ce que le tranchant forme un angle droit “à la verticale”, soit perpendiculairement en l'air. Puis sur le tranchant de la hache chauffée à blanc, on place la pierre d'agate. Si la pierre s'y tient, c'est qu'il n'y a pas de trésor; mais si elle tombe, elle tend à rouler avec rapidité et alors, on la replace trois fois. Finalement, si elle roule trois fois vers le même lieu, c'est qu'il y a vraisemblablement un trésor dans ce lieu même; mais si la pierre prend une route différente à chaque fois, on peut chercher ailleurs.
• La troisième méthode, a pour but de découvrir des voleurs. Pour ce, il suffit de poser la hache à terre, le fer en bas et le bout du manche “à la verticale”, soit perpendiculairement en l'air. Puis, il est de coutume de danser en rond autour de la hache, jusqu'à ce que le bout du manche s'ébranle et que la hache s'étende sur le sol. Ce faisant, le bout du manche de la hache indique la direction qu'il faut prendre pour partir à la recherche des voleurs.
La légende dit aussi que la hache posséderait une valeur magique liée à la fécondité. Et notamment dans les cultures germaniques, pour favoriser la naissance d’enfants sains et vigoureux, on plaçait une hache sous le lit des jeunes époux. Tandis qu'en Finlande, afin d'éloigner tout risque d’ensorcellement pour les futurs époux, on donnait des coups de hache sur le sol pendant la cérémonie du mariage.

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