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Des cartes à jouer, ou du jeu de tarots; lequel des deux a fait son apparition le premier..? Bien malin celui qui pourrait répondre à cette question avec une certitude absolue. C'est que la question n'est pas si simple! Pour simplifier les choses, commençons par le commencement; c'est-à-dire par définir les choses. Car en soi, l'espression « tarot » est quelque peu nébuleuse; chacun a sa définition et/ou il nous manque des bribes d'information; puis finalement, souvent, on ne ne parle pas de la même chose. Définissons, donc.
• Les naïbes — Jeux de cartes d'origine Orientale nommés naïbis, naïbbis, naibbes, naipes, nayps, etc. Ces jeux de cartes furent introduits en Occident à compter du XIIIe siècle, et sont à l'origine des jeux de tarots et des jeux de cartes usuels. À l'origine ces jeux avaient 48 ou 56 cartes (cartes numérales de l'As au neuf ou au dix, plus les personnages de la Cour). Ces cartes étaient réparties dans quatre suites (Coupes, Bâtons, Deniers, Épées). Voir historique de la cartomancie (jeux Maures et Mamelouks), pour détails.
• Les Triomphes ou Trionfi — Crées en 1424 ces cartes se nomment « carte da trionfi » ou “triumphorum ludus” (cartes des Triomphes). Le premier exemplaire du jeu de « Triomphes Michelino » fut commandé par Filippo Maria Visconti, duc de Milan, livré en 1425 et payé à cette époque le prix faramineux de 1500 ducatos (les ducats étaient des pièces d'or). Ce jeu comprend 60 cartes, avec 16 dieux romains dont 12 grecs comme atouts (les Triomphes), et les suites sont illustrées par des oiseaux.
* NOTE — On dit qu'une légende existe à l'effet que déjà en 1392, le jeu de Karnöffel était en usage en Allemagne, selon le site Trionfi. Quoi qu'il en soit, il est avéré que dans les années 1420 mais avant 1426 en Allemagne (mention pour interdire le jeu), le jeu de Karnöffel était utilisé (notons la désignation similaire à un autre jeu de cartes, le Kanjafah ou Kanjifah d'origine persane, lui-même découlant du jeu Ganjifa ou Ganjifeh, d'origine indienne. C'était un jeu de 48 cartes d'un type unique, puisqu'il avait une série d'atouts plus forts que les autres cartes du jeu. Ce qui désigne aussi ce jeu comme pouvant être un précurseur possible des atouts (arcanes majeurs) du Tarot.
• Les tarots, ou le jeu de tarots — C'est en 1442, suite au développement du jeu « Cartes des Triomphes » (le jeu “carte da trionfi”), que ce jeu de cartes fut nommé le « Jeu de Tarots ».
• Le tarocchi — C'est vers l'an 1500 que le terme « Tarocchi » - tarocco au singulier - apparaît dans un livre de comptes de la cour de Ferrare (Italie). Mais il semble que ce n'est que vers 1530 que le terme commence vraiment à être utilisé; car on veut distinguer ce jeu, d'un nouveau jeu de triomphes ou atouts: alors joué avec des cartes à jouer ordinaires. La forme allemande est Tarock(s), la traduction française est Tarots.
• Les taraux — Appellation française attestée en 1505, de ce qu'on connait comme le jeu de tarots, des cartes adaptées aux us et coutumes des européens. L'appellation “Les Taraux” suscite encore des interrogations, à savoir si elle a précédé, ou non, le terme italien de tarocchi. Notons que de vieux dictionnaires disent que ces cartes étaient tarautées à l'endos, c'est-à-dire ornées de compartiments en grisaille; ce qui les différenciait des autres jeux qui avaient cours à l'époque, dont les naibes. L'utilisation de l'expression « jeu de tarots » devient l'appellation usuelle. C'est aussi une possible traduction du jeu italien tarocchi.
* NOTE — Selon Trionfi, l'utilisation des termes Taraux et Tarocchi est prouvée pendant l'année 1505 dans deux cas, suite aux découvertes de Thierry Depaulis et Adriano Franceschini. Avant cette date, leur utilisation semble inconnue.

Selon l'expert du site Andy's Playing Cards, le monde arabe utilisait déjà au 15e siècle des jeux de cartes dits Mulûk wa-Nuwwâb (jeu de carte Mamelouk d'Égypte - voir historique de la cartomancie, section Jeux Maures et Mamelouks); tel qu'illustré dans l'image du Roi de Coupes, ci-contre. Puis, même s'il n'est plus en usage de nos jours, le verbe archaïque taroccare faisait référence à la technique par laquelle les orfèvres décoraient une surface en la recouvrant d'une feuille d'or martelé, éventuellement selon un modèle en forme de diamant. C'est aussi la racine du terme français taroté, indiquant le même modèle décoratif: soit, une série répétée de diamants ou de carrés, adjacents; ce terme est encore utilisé de nos jours, pour décrire le dos de la carte. Par ailleurs, notons que tous les atouts du tarot Italien de Visconti-Sforza ont une texture similaire en arrière-plan. En outre, un terme semblable arabe existe réellement car le verbe « taraqa », qui signifie marteau, révèle une étroite ressemblance avec la racine du mot utilisé en Occident. Une similitude entre taraqa (mot arabe) et Tarocco (mot italien). Du fait, la racine du mot TAROT pourrait venir d'un terme arabe relatif avec cette ancienne technique de décoration, une théorie suggérée par Carte (1999, ISSN 1126-3415): une publication italienne sur les jeux de cartes.
Par ailleurs, on constate que sur les cartes du jeu Mamelouk Mulûk Wa-Nawwâb, celles qui représentent les personages (tel le Roi de Coupes Mamelouk ci-contre), affichent un espace bleu où s'inscrit une citation. Selon TarotForum, les transcriptions qui apparaissent sur ces cartes rappellent la structure du fal-i Coran (divination par le Coran), tel que vu dans les manuscrits du Coran. Un texte du fal-i Coran énonce en couplets rimés Persique les moyens de divination par les lettres choisies au hasard lors de l'ouverture d'une page du Coran; telle la bibliomancie, avec les versets de la Bible. Les devins étaient fort populaires en Perse, parmi la population générale; et ils pourrait facturer à leurs clients pour leurs services. D'ailleurs, de nombreuses variétés de méthodes divinatoires sont attestées dans la littérature persane et la pratique populaire: dont la divination par les cartes à jouer (FAL-e Waraq), les pois chiches (FAL-e nokhod), la bibliomancie (FAL-e Hafez), etc. Donc le FALe Waraq, c'est la prophétie par les cartes à jouer. Dans la langue Ourdou (langue Indienne, appartenant au groupe indo-iranien, qu'on appelait hindoustânî jusqu'en 1947 et avec de nombreux emprunts lexicaux à l'arabe et au persan), le terme Waraq signifie principalement feuille; et par extension, carte, flocon, fleuret, folio, page, papier, feuille de papier. Soulignons aussi qu'à l'époque, la devise monétaire des Mamelouks (leur argent) était des dirhams. Et selon l'Imam Malik, les dirahms étaient des pièces de monnaie d'argent [Waraq] utilisées pour les transactions commerciales, par les Irakiens. Puis selon un dictionnaire Arabe-Anglais (JG Hava, Al-Faraid, Beyrouth, 1970), le terme Waraq signifie aussi « plaque de métal ». Ainsi, le terme « Waraq » signifie aussi « Argent qui a été aplati en feuilles très minces par martelage entre deux feuilles de cuir ». Par la suite, la « feuille d'argent » ou Waraq est utilisée pour décorer des aliments: ce qui est communément utilisé pour les sucreries indiennes.
L'Histoire avérée, celle qui s'appuie sur des documents écrits ayant été retracés et étant encore disponibes et visibles, nous informe que le jeu de Tarot aurait été créé, selon toute apparence, par les Italiens du Nord entre les années 1411 et 1425. Mais selon le Musée des cartes à jouer et des tarots, sur le site Trionfi, les plus anciennes cartes de tarot serait le jeu de Triomphes Michelino, commandé par Filippo Maria Visconti — duc de Milan et peut-être l'homme le plus riche de l'Italie à cette époque — vers 1424-1425. Michelino da Besozzoa a peint le jeu — probablement produit entre 1417 et 1424 —; alors que Martiano da Tortona (Marziano de Santo Alosio) a écrit un manuscrit d'accompagnement.
En août et septembre 1447, un dénommé Pier Candid Decembrio, secrétaire de Filippo Maria Visconti, suivant le décès du duc, a rapporté l'événement dans la biographie de Filippo. Puis vers 1449, un certain Jacopo Antonio Marcello, un haut gradé de larmée Vénitienne, s'est montré intéressé après en avoir entendu parler par Scipion Caraffa. Il obtint le manuscrit et le jeu de Triomphes, puis l'envoie à René d'Anjou et Isabelle, reine de Lorraine, par Giovanni Cossa. Aux environs de 1470, Polismagna traduit le texte de Decembrio et utilise le mot “Trionfi” — pour désigmer les arcanes majeurs —; un mot qui a déjà été utilisé par Marcello, mais pas par Decembrio. Ce jeu de Triomphes présente 16 dieux romains comme atouts — dont 12 dieux grecs de l'olympe —; et ce sont des oiseaux qui illustrent les suites; puis au total ce jeu comprend 60 cartes, et non pas 78 comme d'aucuns le disent. Il s'est développé et fut nommé plus tard, vers 1454 dit-on, le jeu de Tarots.
Donc, au jeu de carte habituel — les naibi, ou naïbes, comprenant 48 cartes dont 3 personnages masculins de la Cour —, les Italiens auraient ajouté les 22 Triomphes (en fait, les atouts ou arcanes majeurs): un groupe de 22 sujets illustrés d'origine locale. À cette époque, aux personnages de la Cour — adaptés aux coutumes de l'Europe et se déclinant en tant que Roi, Cavalier, Valet —, une figure féminine fut ajoutée aux jeux italiens et français (et non pas aux jeux espagnols): soit, la Reine. Ce n'est pas clair s'il s'agit d'une idée des Français — c'est probable que oui, attendu que dans le jeu de Charles VI peint par Gringonneur en 1392, la Reine avait été ajoutée au jeu — ou des Italiens. Quoi qu'il en soit, on se retrouve maintenant avec quatre personnages de la Cour, qu'on nomme aussi les quatre honneurs, dans les jeux de tarots.
Par ailleurs, il est documenté qu'avant même l'intervention des Italiens (soit en l'an 1392), la maîtresse du Roi Charles VI de France, Odette ou Odinette de Champdivers, aurait commandé 3 jeux de cartes au peintre sur bois Jacquemin Gringonneur; jeux où les personnages de la Cour sont réduits à trois figures soit les Rois, les Reines et les Valets. Ceci puisque dans ce nouveau jeu, la Reine (figure féminine) remplace le Cavalier.
Lorsqu'on veut nommer ce jeu de cartes particulier, est-ce qu'on parle du Tarot, du tarot ou des tarots..? Dans le langage habituel, on parle de cartes de tarots puisqu'un jeu de tarots comprend soixante-dix-huit cartes. En fait, “les tarots” sont les “petites cartes” du jeu; soit les 56 arcanes mineurs de l'As au Roi et qui se retrouvent sous 4 suites ou enseignes distinctes de 14 cartes chacunes: coupes, bâtons, deniers, épées. Tandis que par tradition, on dit “Le Tarot” pour faire référence aux arcanes majeurs (atouts) du jeu de tarots: ces cartes qui en réalité constituent une série à part, puisque c'est une suite de 22 cartes (Bateleur, Pape, Empereur, etc).
Mais si on parle des “petites cartes” du jeu de tarots, on réfère au jeu de 56 cartes correspondant aux arcanes mineurs; en faisant abstraction des 22 arcanes majeurs du jeu de tarots. Et lorsqu'on parle du jeu de Tarot, on fait référence aux 22 arcanes majeurs du jeu de tarots. Alors pour pratiquer la taromancie, on peut “se tirer aux tarots” ou “tirer les tarots” (jeu de 78 cartes); et l'on peut aussi “se tirer au Tarot” ou “tirer le Tarot” (22 cartes, arcanes majeurs du jeu de tarots).
Source principale: “Les jeux à la Renaissance”, par Philippe Ariès et Jean Claude Margolin.

L'on dit que les origines du Tarot semblent se perdre dans la nuit des temps, en provenance d'on ne sait trop quelle région du monde. Et même la provenance étymologique du mot comme tel reste obscure; même si plusieurs peuples en réclament la pérennité. Mais peu importe le Temps ou les peuples, en raison des archétypes et symboles dont il est chargé, le Tarot fait référence à une certaine philosophie — plus ou moins secrète — et aux sciences occultes: puisqu'il serait un héritage des sages de l'Antiquité, qui ont savamment mis leur Savoir à l'abri des profanes en lui donnant une apparence de simple jeu.
Ainsi, un indéniable aura d'occultisme entoure le Tarot. D'aucuns avancent que le terme « Tarot » dériverait de deux mots égyptiens: Tar, « voie » ou « chemin » et Ro, qui réfère à « roi » ou « royal ». Ce qui pourrait se résumer par « voie royale de la vie ». Peut-être s'agit-il d'une référence, ou bien de la déformation des noms des dieux égyptiens Ptah, « Maître de la Création » et Râ, « dieu-Soleil ». On parle peut-être de Ra Ta, Grand Prêtre égyptien prétendu descendant des Atlantes; ou du Taroet, « celui que l'on consulte ». D'autres penchent vers l'origine tsigane, ou bohémienne, descendants dit-on des égyptiens; et même, des Templiers. Pour ceux d'origine hindoue, « Tarot » pourrait dériver du mot Taru, ou « sagesse amassée »; alors que pour ceux d'origine hongroise, il ferait référence à Tar ou Torok, se traduisant simplement par « jeu de cartes ». On a aussi rapproché le terme « Tarot » du nom des textes sacrés de la tradition juive, la Torah; ou bien, du mot latin rota — auquel on aurait ajouté un « T » pour illustrer que début et fin sont semblables — qui signifie « roue de l'existence »; ou encore du latin orat — un anagramme, soit taro inversé —, qui se traduit par « il prie ». On parle aussi de Tarota, alors que Taro signifie « la roue de la loi » (Roue de Fortune) et Rota, « la loi de la roue ». Peut-être s'agit-il également du terme sanscrit Tar-ô qui signifie « étoile polaire » ou « guide »; du mot perse Tarok qui a sens de « réponds-moi »; ou du mot arabe TarIQa, qui se traduit en fait par « manière de vivre » ou encore de l'arabe « tariqa » — au pluriel, « turuq » — qui désigne « la voie initiatique » ou « les quatre chemins ». Plus probable cependant, un terme arabe, soit le verbe « taraqa » qui signifie « marteau », réfère à la technique qui consistait à marterler une mince feuille d'argent entre deux feuilles de cuir, pour créer des jeux de cartes de luxe, tel le jeu de cartes des Mamelouks, exposé au Musée d'Istambul; et en fait, l'un des ancêtres vraissemblables des tarots. Soulignons la similitude évidente entre le terme arabe taraqa et le terme italien Tarocco, qui désigne le jeu de tarots.
C'est fin du XVIIIème siècle qu'Antoine Court de Gebelin, qui s'inscrit dans le courant de la Franc-maçonnerie naissante, émet une théorie et affirme que le Tarot exprime une connaissance occulte et cachée par les anciens; et ce savoir serait issu de l'Égypte pharaonique. C'est ce qu'il avance ans ses travaux sur le Tarot de Marseille, dans un chapitre inclus dans son essai Le Monde primitif, analysé et comparé avec le monde moderne, publié en 1781. Et c'est ce texte de Gébelin qui a popularisé la fonction divinatoire des tarots.
Alors, selon l'option ésotérique, les Tarots pourraient tout aussi bien être d'origine atlante qu'égyptienne, aztèque, maya, inca, judaïque, chinoise, hindoue, islamique. Ou d'ailleurs encore. On ne pourra sans doute jamais en retracer les racines avec certitude. Néanmoins, un fait demeure: au fil du temps et de l'espace, chaque civilisation a enrichi son symbolisme de sa propre compréhension de l'univers. Grâce à ceci sans doute, chargés de sens, les Tarots ont pu survivre au fanatisme aveugle de ses détracteurs, à travers les siècles.
En fait, le Tarot est probablement apatride et intemporel. Nul ne peut prétendre savoir exactement d'où il vient; alors que sa présence est constatée depuis des siècles. Ses idées n'ont pas d'âge et sont aussi vieilles que la pensée humaine. Transmises par des images, celles-ci ont fait un long périple dans le temps, et sont chargées de symbolisme archétypal. En réalité, il est bien possible que les lames des Tarots aient été créées dans un but métaphysique: et mises à l'abri de l'ignorance des masses, pour réussir à sauvegarder des savoirs considérés dangereux à mentionner par écrit, ou tenus secrets par les alchimistes. Seuls les initiés pouvaient en comprendre le symbolisme, et le langage; et en transmettre les connaissances.
Une légende raconte qu'il y a plus de 50 000 ans avant J.C., des gens venus d'une autre galaxie s'établirent sur un continent, soit l'île de l'Atlantide, engloutie selon toute vraisemblance par le Déluge il y a environ 10 500 ans avant notre ère. Ces grands ancêtres supérieurs, dieux, demi-dieux et géants dont parlent toutes les religions, apportèrent une sagesse et des connaissances qui venaient d'ailleurs. Ceux-ci devinrent les premiers chefs de l'Atlantide *, entreprenant l'éducation du peuple le plus avancé de la terre (les atlantes). En adaptant et développant sur Terre l'extraordinaire connaissance dont ils étaient porteurs, en éduquant la masse, ils firent de ce peuple le guide du reste de l'humanité. D'aucuns prêtent aux légendaires habitants de l'Atlantide ou de Mu, et conséquemment aux égyptiens — les appellations Gypsy, Gitan, Tsigane ou Bohémien sont dérivées du mot « égyptien » —, la pérennité du Tarot, il y a tout près de 4 000 ans: le peuple égyptien ayant accueilli en ses terres, à l'instar des indiens d'Amérique tels les aztèques, incas et mayas, des émigrants de la civilisation atlante: ceux-ci ayant transmis leur savoir aux prêtres de Sérapis (dieu égyptien assimilé à Osiris).
Après la destruction de la plus importante bibliothèque de l'antiquité d'Alexandrie en Égypte, la littérature raconte que les sages du monde entier se réunirent à Fez vers l'an 1 200 avant J.C., pour étudier des moyens visant éviter que ne se reproduise une telle calamité (la destruction de l'Atlantide). Puisqu'une image vaut mille mots, on aurait donc suggéré de dessiner sur des lames le savoir des atlantes. Le peuple aimant jouer aux cartes, cette connaissance se perpétuerait donc à travers les siècles: jusqu'à ce qu'un sage, ou un savant, puisse en déchiffrer les symboles. Ainsi, les philosophes, mystiques, alchimistes, religieux et intellectuels du temps ont prêté une expression picturale aux idées, qui pourraient ainsi circuler dans le temps.
* NOTE — Il s'agirait en fait, du mystérieux Livre de Thot — ou Thaut, ou Tout —, dieu des Égyptiens; une sorte de Bible qui parle de Dieu, des hommes, de la nature et de la cosmonogie (système de formation de l'Univers). Il aurait écrit son manuscrit sur de l'écorce de papyrus, un arbrisseau qu'on retrouve en Égypte. Ce livre — dont on a retrouvé des lamelles, semble-t-il actuellement conservées au Musée —, serait écrit en soixante-dix-huit figures hiéroglyphiques; et forme les soixante-dix-huit Tharots (ou Tarots) de la Vieille Égypte. Notons que Thot institua les hyéroglyphes, écriture symbolique des anciens Égyptiens, 3000 ans avant Jésus-Christ. Ces signes, une écriture à la fois symbolique et phonétique, représentent parfois un son ou parfois la chose elle-même. Ainsi, parlant du Livre de Thot, l'on dit que celui qui saurait placer ces caractères parlants dans l'ordre où les Sages les arrangèrent, pourrait alors dire: « Qui a Tout (Thot?) n'a besoin de rien ».
Ils confièrent donc aux Tsiganes — ou Bohémiens — les lames du Tarot, qui l'emportèrent avec eux de par le monde et même dans toute l'Europe. Selon la théorie ésotérique, il semble que les Tarots de Thot — cartes-tarots ou cartes-hiéroglyphiques — ont successivement passé de l'Égypte aux Indes, puis en Chine; ayant été apportés en sol européen vers la fin du XIIIième siècle. Il semble aussi que d'anciens documents mentionnent la présence de ces cartes tout d'abord en Espagne, dès 1332; en France, en 1361; en Allemagne, en 1380. Alors que c'est dans les années 1500 que sont apparus une grande variété de tarots Italiens: et que dans tous, tout comme dans les Tarots d'Égypte, on retrouvait les Arcanes Majeurs — de Arcanus: secret, mystère; ce qu'il y a de plus difficile à pénétrer, dans les sciences occultes — tels le Bateleur, le Pendu, la Justice, le Despote africain, la Roue de Fortune, etc.
Bien que fort anciens par le fond, les Tarots sont tout de même relativement modernes par la forme: puisqu'ils se sont propagés dans l'Europe vers le XVIIe siècle seulement. Ainsi le Tarot serait entré en Occident au XVe siècle (en Italie et en France) par l'entremise des Bohémiens — romanichels, gitans et tsiganes —, qui firent leur entrée sur ce continent en 1417. Venus du Pakistan, de l'Afghanistan et du nord de l'Inde, ils transmettaient la sagesse cosmique de l'Atlande, et le savoir ésotérique et alchimique des Templiers. Les Tarots se répandirent donc au cours des siècles suivants, à l'abri des inquisitions du clergé et des modes de pensée autorisés et dogmatiques instaurés pour asseoir le pouvoir des autorités en place. Ce serait donc grâce à l'initiative des Bohémiens, qui disaient volontiers « la Bonne aventure », que leur usage premier, visant à transmettre des connaissances ésotériques, fut détourné pour l'usage divinatoire.
* NOTE — Relativement à l'Histoire du Tarot, deux théories principales s'opposent. Les Tarots sont-ils vraiment le résultat de secrets ésotériques — référant aux travaux de Antoine Court de Gébelin sur le Tarot de Marseille (1781) — transmis depuis plusieurs millénaires dans un langage codé, accessible qu'aux initiés? Ou sont-ils plutôt le résultat de l'invention européenne d'un nouveau jeu de société créé au XVième siècle seulement (entre 1411 et 1425); jeu pour lequel par la suite, on aurait développé une fonction divinatoire? À cet effet, il serait fort utile de jeter un oeil sur l'historique de la cartomancie, document préparé par l'équipe de Unicorne... Chacun pourra ainsi mieux développer, parfaire ou conforter son opinion personnelle sur le sujet.
Quoi qu'il en soit, c'est en France, à partir de la fin du XVIe siècle, et suite à l'influence bohémienne dit-on, que l'on commence véritablement à utiliser les tarots — des cartes à prédire l'avenir — dans une visée divinatoire. La ville de Marseille devient alors, en 1754, un important centre de production. Le modèle marseillais s'impose, perpétuant la tradition de maîtres beaucoup plus ancien dont François Chosson (1672); et particulièrement sous la plume de Nicolas Conver, Maître Cartier. Ses illustrations moyenâgeuses ont été re-dessinées en 1760, à partir des bois existants, et à partir des couleurs des anciens graveurs. Ce Tarot, dit de Marseille, est d'ailleurs celui qui a conservé le symbolisme, les figures et les couleurs les plus pures, les plus anciennes et les plus traditionnelles. Notons au passage que fondée par Nicolas CONVER, maître cartier à Marseille depuis 1760, la fabrique Conver deviendra par mariage la Maison Camoin: une fabrique de cartes à jouer et de divers jeux, qui imprime aussi son jeu fétiche: « Le Tarot de Marseille de Nicolas Conver ». Dernier représentant de l'ancienne confrérie des maîtres cartiers marseillais, la Maison Camoin est soucieuse de respecter, d'entretenir et de transmettre une Tradition Authentique.
Par ailleurs, selon Philippe Camoin, le dernier héritier des Maîtres Cartiers marseillais, de nouvelles données historiques pourraient bien changer la donne sur l'apparition du Tarot en Occident. Grâce au travail de restauration du Tarot de Marseille qu'il a entrepris en 1998 avec Alexandre Jodororowsky, par lequel ils restaurent les couleurs et les symboles originels du Tarot de Marseille, ils retrouvent une structure symbolique qui s'était perdue au fil du temps; et, des dizaines de nouveaux symboles, dont jaillissent de nouveaux enseignements: tels, par exemple, la découverte de l'œuf situé en bas de l'aigle dans l'Arcane de L'Empereur; deux serpents enlacés aux pieds de La Tempérance; de même que les Quatre éléments dans l'As de Coupe.
Ainsi, selon Philippe Camoin, « (...) C'est le moine Jean Cassien, fondateur de l'abbaye de Saint-Victor à Marseille en l'an 400 après J.-C. et qui arrivait d'égypte, qui contribua à transmettre à l'Europe occidentale les enseignements secrets d'une doctrine fortement influencée par Origène. C'est bien l'ordre de Saint-Victor, qui dans les années 1000, règne sur tout le territoire où l'on retrouvera plus tard les plus vieux Tarots et les plus vieilles mentions du Tarot. Ce territoire, c'est le Nord de l'Italie, le Nord de l'Espagne et le sud de la France, territoire sur lequel fleuriront les Cathares et les Templiers ».
Envie d'en connaître davantage sur l'historique des jeux de cartes et Tarots?
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Tout en étant pour la plupart des gens un mythe qui n'a pas encore été démontré scientifiquement, le concept de « l'Atlantide » a traversé toutes les civilisations connues depuis des millénaires. Toutes les religions — même y compris la Bible — parlent de grands ancêtres supérieurs, de dieux, demi-dieux et géants. Allégorie, fantaisie des anciens peuples? Toutes ces histoires se retrouvent néanmoins dans les traditions orales — transmises de génération en génération — de toutes les cultures amérindiennes et méditerranéennes. On parle aussi de déluge: qui lui, a été scientifiquement prouvé par des fouilles géologiques...
Ainsi, selon la légende, le peuple Atlante aurait été très avancé côté connaissances et technologie. Néanmoins, il semble qu'au fil du temps beaucoup de ses gens avaient perdu leur but premier dans la vie — la spiritualité —, en ne se préoccupant que du monde matériel et de la puissance. Ce peuple, autrefois spirituel, a été déchiré entre deux groupes distincts: alors que l'un perpétuait la tradition spirituelle de leurs aïeux, l'autre s'absorbait à satisfaire ses appétits physiques et ses désirs. Cette division mena à une guerre entre les deux clans; puis à la chute du continent, et à sa destruction. Selon le mythe, les Atlantes en vinrent à se concentrer presque exclusivement que sur la matérialité: tout en ignorant leur vraie nature spirituelle.
En conséquence ils auraient attiré sur eux une série de trois cataclysmes. Le premier, survenu quelques 50 000 années avant J.C., aurait détruit leur source principale de pouvoir. Le second, vers l'an 28 500 avant J.C., aurait disloqué le continent en trois îles plus petites. Alors que la troisième et dernière destruction — celle dont parle le philosophe Platon — se serait produite aux environs des années 10 500 avant J.C. et aurait causé l'engloutissement des trois îles (le Déluge); ceux qui ont réussi à survivre ont dû émigrer vers d'autres parties du monde, dont l'égypte et l'Amérique. Plusieurs survivants de la légendaire Atlantide ayant émigré en égypte, ceux-ci se sont finalement intégrés dans une culture qui a atteint le sommet de sa gloire en même temps que le troisième cataclysme atlante.
Il semble que sous la direction d'un Grand Prêtre nommé Ra Ta — référence très possible à « TARO », « ROTA » ou Tarot —, l'Égypte a commencé à mener le monde à une politique sociale visant à l'égalité, la transformation personnelle, et la responsabilité morale vis à vis les autres. Rappelons que la civilisation égyptienne est considérée comme non égalée dans l'histoire scientifique du monde; et est créditée de l'introduction de l'écriture, de la science médicale, de l'irrigation, de l'architecture, et du nationalisme.
Trouvez une mine de renseignements relatifs à l'Atlantide, sur ce site:
« L'ÉPOPÉE ATLANTE AUTOUR DE L'ATLANTIDE - Rêves, mythes, hypothèses et réalités ».
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