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ABC RUNES • LE PEUPLE CELTIQUE
Les « Cousins germains » des peuples germaniques antiques...
Les Celtes occupent une grande place dans l'inconscient collectif des Européens. Qui ne connaît les aventures du Gaulois Astérix et sa résistance face aux Romains..? Ayant émigré du Jütland (partie du Danemark) et des îles danoises de la Baltique, ils sont souvent confondus avec les Germains, qu'ils côtoient. Mais pour écriture, magie et divination, les Druides Celtes utilisent les Oghams plutôt que les Runes.
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La vie quotidienne d'un Druide Celte
La vie des Druides dans l'antique monde celtique, avant notre ère, est un destin particulier. c'est un ministre de la religion chez les Germains, les anciens Gaulois et les peuples de la Grande-Bretagne. Il réunifie le sacerdoce et l'autorité politique, avec un pouvoir presque souverain. Dans les Gaules, ils tenaient le premier rang social; tandis que les nobles occupaient le second et que le peuple languissait dans la servitude et dans l'ignorance.

Sans leur aval, rien ne se faisait dans les affaires publiques, religieuses et civiles. Ils présidaient à tous les sacrifices et avaient soin de ce qui concernait la reli­gion dont ils étaient char­gés. La jeunesse gau­loise accourait à leur école en grand nombre pour se faire instruire; mais ils n'ensei­gnaient que les princi­paux et les plus distingués de cette jeunesse. Les Druides jugeaient aussi toutes les contes­tations et instrui­saient des meurtres, des successions, des bornes, des limites; et décernaient les récompenses et les châtìmens.

Sous prétexte qu'il n'y a point d'action où la religion ne soit intéressée, ils s'attri­buaient le droit d'exclure des sacrifices ceux qui refusaient de se soumettre à leurs arrêts. l'espèce d'excom­munication qu'ils lançaient était si honteuse, que personne ne voulait avoir commerce avec celui qui en avait été frappé.

An milieu des forêts où ils tenaient leurs assises, ils terminaient les différends des peuples. Ils étaient les arbitres de la paix et de la guerre, exempts de servir dans les armées, de payer aucun tribut, et d'avoir aucune forte de charges, tant civiles que militaires. Les généraux n'osaient livrer bataille qu'après les avoir consultés. Strabon assure qu'ils avaient eu quelquefois le crédit d'arrêter des armées qui couraient au combat, les faire convenir d'un armistice, et leur don­ner la paix. Leurs juge­mens étaient sans appel; et le peuple était persuadé que la puissance et le bonheur de l'état dépendaient du bonheur des druides, et des honneurs qu'on leur rendait.

En plus des affaires religieu­ses, de la législation et de l'ad­mi­nistration de la justice, les druides exerçaient la médecine, employant des pratiques superstitieuses pour le traitement des maladies. Leur chef était le souverain de la nation et son autorité absolue fondée sur le respect des peuples, se fortifia par 1e nombre prodigieux de prêtres qui lui étaient soumis. Après la mort du grand pontife, le plus considérable des drui­des parvenait par élec­tion à cette éminente dignité, qui était tant briguée qu'il fallait parfois en venir aux armes, avant que de faire un choix.

Quant aux druides mâles, leurs chefs portaient une robe blanche ceinte d'une bande de cuir doré, un rochet (longue tunique de laine ou de soie à manches ajustées et à jupe ample), et un bonnet blanc tout simple. Leur souverain prêtre était distingué par une houppe de laine, avec deux bandes d'étoffes qui pendaient derrière, comme aux mitres des évêques. Les bardes portaient un habit brun, un manteau de même étoffe attaché à une agraffe de bois, et un capuchon pareil aux capes de Béarn, comme celui des Récollets.

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Ces prêtres se retiraient, hors les temps de leurs fonctions publiques, dans des cellules au milieu des forêts. c'était là qu'ils ensei­gnaient les jeunes gens les plus distingués qui venaient eux-mêmes se donner à eux, ou que leurs parens y pous­saient. Ceux qui voulaient entrer dans leur corps, dévaient en être dignes par leurs vertus, ou s'en rendre capables par vingt années d'étude pen­dant lequel temps il n'était pas permis d'écrire la moindre chose des leçons qu'on recevait, il fallait tout ap­pren­dre par cœur, ce qui s'exécutait par le secours des vers.

Le premier collège des drui­des Gaulois était dans le pays des Carnutes ou le pays Chartrain. c'était là que l'on tenait chaque année, une assemblée générale de tous les druides de cette partie de la Gaule appelée Gallia Comata (gaulois chevelus). Ils y faisaient leurs sacrifices publics et ils coupaient tous les ans le gui de chêne. Après l'avoir cueilli les drui­des le distribuaient par forme d'étrennes au commen­cement de l'année; d'où est venue la coutume du peuple Chartrain de nommer les présents qu'on fait encore à pareil jour aigui­lables, pour dire le gui de l'an neuf.

Leurs autres principales demeures chez des Gaulois étaient dans le pays des Héluens ou l'autunois, et des Madubiens. Les états ou grands jours, qui se tenaient règlement à Chartres tous les ans lors du grand sacri­fice, délibéraient et pronon­çaient sur toutes les affaires d'importance concernant la république. Lorsque les sacrifices solennels étaient finis et les états séparés, les druides se retiraient dans les différents cantons où ils étaient chargés du sacerdoce et là ils se livraient dans le plus épais des forêts à la prière et à la contemplation. Ils n'avaient point d'autres temples que leurs bois et ils croyoient que d'en élever, c'eut été renfermer la divinité qui ne peut être circonscrite.

Quant à la connaissance des dogmes des druides, les auteurs qui en ont parlé, ne s'accordent point ensemble. Les uns prétendent qu'ils admettaient l'immortalité de l'ame et d'autres qu'ils ado­taient le système de la métem­psycose. Tacite et César disent qu'ils donnaient les noms de leurs dieux aux bois ou bosquets dans lesquels ils célébraient leur culte. Origène prétend au contraire que la Grande-Bretagne était préparée à l'évangile par la doctrine des druides, qui enseignaient l'unité d'un Dieu créateur. Leur religion s'est conservée longtemps dans la Grande-Bretagne et dans les Gaules; elle passa même en Italie, comme il paraít par la défense que l'empereur Anguste fit aux Romains d'en célébrer les mystères; et l'exercice en fut continué dans les Gaules jusqu'au temps où Tibère, craignant qu'il ne devint une occasìon de révolte, fit massacrer les druides et raser tous leurs bois. Le christianisme l'a rendu aussi odieux (le druide) dans les royaumes de la Grande-Bretagne, qu'il avait été jusqu'alors respectable.

Source: Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences des arts et des métiers, Volume 11, Sociétés Typographiques, 1782, par Denis Diderot. Article de M. le chevalier de Jaucourt.




Où sont les Celtes, de nos jours?
Jadis, une grande partie de l'europe occidentale était celtique. Malheureusement, de grands pans de la civili­sation celtique sont disparus par acculturation; faisant suite aux conquêtes romai­nes et à la soumission des Celtes à l'Empire romain et par la suite à la chrétienté, dès le Ier siècle avant notre ère. Cependant l'écosse, l'Irlande de même que les Îles Britan­niques et le Pays de Galles, ont été moins influencés. De nos jours, seuls six pays sont considérés comme Celtes: Bretagne, Irlande, Pays de Galles, Écosse, Cornouailles britanniques et Île de Man.

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Celtes, immortalité de l'âme et les Îles au Nord du Monde
Les sociétés celtiques étaient de tradition orale plus qu'écrite, alors peu de textes nous sont parvenus quant à la religion des Celtes: ce peuple nordique dont le sacré était assuré par les Duides. D'après les découvertes archéologiques et la littérature épique de l'Irlande, une chose est pourtant certaine: pour les peuples celtiques, la mort est le milieu d'une longue vie car le même souffle anime leurs membres dans un autre monde. Et cet Autre Monde se trouve souvent dans “Les Îles au Nord du Monde”: Falias, Findias, Gorias et Murias.

De l'Irlande, on atteint ce pays merveilleux qu'en s'embarquant sur une barque de verre; et par-delà les flots, on trouvait l'Autre Monde: où s'étendaient des plaines fertiles et des arbres étranges. La certitude de cette autre vie était si grande que même, il était de coutume de se prêter des sommes remboursables dans l'Autre Monde. On se fixait aussi comme lieu de rendez-vous les enfers, pour régler les affaires commer­ciales. Et il était usuel de brûler et d'enterrer avec les morts ce qui sert aux vivants, pour effectuer ce Grand Voyage.

En cette époque antique, beaucoup de guerres et batailles sévissaient ici et là et les Celtes étaient appelés à se battre. Ils s'engagent même à diverses occasions comme mercenaires, pour d'autres nations.

Il est même rapporté par plusieurs auteurs antiques que les Celtes bravaient la mort au combat en s'expo­sant aux coups; ce qui était aussi un moyen pour eux de montrer à l'ennemi qu'ils se battraient jusqu'au bout, qu'ils ne reculeraient pas. Cette attitude face aux dangers du combat, typi­que­ment Celtique, est liée à la conception reli­gieuse de la mort chez les Celtes; puis­qu'ils consi­dè­rent la mort comme un simple passage et alors, il n'y a aucune raison de la crain­dre. Et d'autant plus parce qu'ils savent, de par leurs druides, que leur âme est éter­nelle et ne meurt pas.

Le Sidh, l'Autre monde
Aucun enfer ni purgatoire pour les Celtes mais le Sidh, paradis où ses habitants, des dieux et des héros divinisés, vivent une vie de joie et de délice. Et n'y entre pas qui veut, c'est un privilège; ses occupants sont choisis. Le châtiment des êtres mauvais est leur inexistance dans l'Autre Monde. La notion de péché y est inconnue; le rang social est élevé et éga­litaire; la notion d'espace et de contraintes de temps n'existent pas; la nourriture est abondante. Mais ces quelques élus ne peuvent retourner à l'humanité.

L'immortalité: ce qu'elle n'est pas
Pour les Celtes l'immortalité de l'âme ne consistait pas en une seconde vie sur la terre ni à une renaissance dans un corps nouveau. Ce n'est pas non plus la métem­psycose, ou transvase­ment d'une âme dans un autre corps (humain, animal, vé­gé­tal) qu'elle va animer. Non plus la réincarna­tion, où il est dit qu'à la mort du corps physique, l'âme ou l'esprit quitte son corps pour en habiter un autre, après une nouvelle nais­san­ce. Leur foi ne s'inspire pas non plus de Pythagore, où l'on dit que l'âme des méchants revient sur terre pour habiter un autre corps; alors que l'âme des justes mène une vie spi­rituelle, dans les espaces aériens. Non plus que l'idéo­logie chrétienne qui permet aux justes l'accès au Royau­me de Dieu et aux autres, les tourments de l'enfer.


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Les légendes du Chaudron magique et d'Excalibur
La légendaire recherche du chaudron magique d'abon­dance — qui nourrit chacun, sans fin — et le chaudron de renaissance — celui dans le­quel les morts sont placés pour revenir à la vie de l'au-delà —, est un mythe celti­que. l'apogée du peuple celtique en continent européen se situe du VIIIe siècle avant J.-C. jusqu'au IIIe siècle de notre ère. Alors à la fin du XIIe siècle, pour les Chrétiens, ce mythe s'est métamorpho­sé en Quête du Saint Graal. Mais la légende de l'épée magi­que pourfendeuse du mal du Roi Arthur (roi des Bretons), “Excalibur”, fut et demeure une légende celtique.

Les druides: princi­paux objets des lois, le la morale et de la discipline
La distinction des fonc­tions des prêtres.
l'obligation d'assister à leurs instructions et aux sacrifices solennels.
l'obligation d'être ensei­gné dans les bocages sacrés.
La loi de ne confier le secret des sciences qu'à la mémoire.
La défense de disputer des matières de religion et de politique, excepté à ceux qui avaient l'adminis­tra­tion de l'une ou de l'autre au nom de la république.
Celle de révéler aux étran­gers les mystères sacrés.
Celle du commerce exté­rieur sans congé.
La permission aux femmes de juger les affaires parti­cu­lières pour fait d'injures.
Les peines contre l'oisi­ve­té, le larcin et le meurtre, qui en sont les suites.
l'obligation d'établir les hôpitaux.
Celle de l'éducation des enfans élevés en commun hors de la présence de leurs parents.
Les ordonnances sur les devoirs qu'on devoit rendre aux morts. Comme honorer leur mémoire, en conservant leurs crânes, de les faire border d'or ou d'argent, et de s'en servir pour boire.

Horseshoe
Source: Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences des arts et des métiers, Volume 11, Sociétés Typographiques, 1782, par Denis Diderot. Article de M. le chevalier de Jaucourt.



« Nous ne craignons rien sinon que le ciel ne tombe sur nos têtes »

Citation de Ptolémée, 367-283 av. J.C., un des lieutenants d'Alexandre le Grand - rapportant ces paroles
des Gaulois à son souverain, qui les interrogeait sur ce qu'ils redoutaient le plus.

Les Celtes, un peuple qui vient du Nord

Trèfle

Les informations actuelles nous permettent d'établir que les Celtes sont un peuple qui vient du Nord. Certains groupes de Celtes ont émigré en provenance du Jütland: soit de la partie continentale du Danemark; d'autres, des îles danoises de la Baltique. Et ils ont migré au cours de l'âge du bronze — entre -1800 et -500 avant notre ère —: se dépla­çant au fil des ans vers le Sud, en direction de l'Europe continentale, d'aucuns passant par la Scandinavie. Cependant, ils furent souvent dépeints dans les anciens textes des auteurs classiques Grecs et Romains, comme des individus belliqueux, des gens barbares redoutables et dangereux. On ne pouvait contredire ces affirmations: les anciens Celtes n'ayant légué aucun texte pour redresser l'image biaisée qu'on leur avait donnée. En réalité, plutôt, c'est que leurs textes furent détruits suite aux invasions romaines et chrétiennes, et par la christianisation forcée: tel ce fut le cas aussi pour d'autres peuples dits païens.

De nos jours l'archéologie leur donne enfin une voix et révèle leurs secrets sur la société Celtique, l'économie et les pratiques religieuses; thèmes non explorés dans les textes classiques Grecs et Romains. Leur image rétablie par ces preuves, les Celtes sont de nos jours considérés comme une famille de sociétés intelligentes, complexes, riches et accomplies. Ils ont joué un rôle central dans la construction de l'Europe, ayant des racines profondes dans l'His­toire, qui remonte à plus de vingt-cinq siècles. Les premières dates consignées de la civilisation celtique date d'environ 700 ans avant J.-C. mais il est avéré que dès 2000 ans avant notre ère, des collectivités d'origine Celte existaient déjà en Grande-Bretagne et en Irlande. D'ailleurs, vers l'an -300 av. J.-C., cette grande famille de peu­ples occupait déjà plus du tiers du continent européen.

Chronologie historique des peuples Celtes, Gaulois et Galates: un même peuple

Définir ce qu'est un Celte, relève en soi de l'exploit. La racine étymologique du terme Celte fait référence à Keltoi ou Keltai (en grec) et à Celtæ (en latin); puis le terme Gaulois réfère à Galatai (en grec), à Galli ou Galatae (en latin) mais aussi à Walha (en proto-germanique); puis finalement le terme Galates est relié à Galatai (en grec) et à Galli (en latin)... Mais en réalité, qui sont-ils, d'où viennent-ils?

• Celtes — On trouve trace des Celtes en -517 lorsque l'historien grec Hécatée de Milet parle des Keltoi (Celtes) dans ses écrits, pour désigner les peuplades installées au nord des Alpes, en Rhénanie (Ouest et Sud-Ouest de la Germanie). Vers -450 Hérodote, historien grec, situe ce peuple autour du Danube. Vers l'an -60, un historien grec nommé Timagène relate que selon une tradition druidique, une partie de la population gauloise serait indigène; tandis que l'autre partie proviendrait des îles lointaines et des contrées au-delà du Rhin. Puis au IIe siècle de notre ère, Pausanias le Périégète, historien et géographe Italien originaire de Lydie, rapporte que ces peuples se don­naient eux-mêmes ce nom; soit keletos (rapide) ou kel-kol (habitant, colon), qui prendrait source de l'indo-euro­péen. Chez les Grecs depuis le VIIIe s. av. J.-C, ils sont parfois associés aux Hyperboréens mythiques: un peuple de penseurs, de mages ou de chamans; qui habite en Hyperborée aux confins septentrionaux du monde habité, en un lieu parfait où constamment brille le soleil et où de grandes quantités d'or se trouvent, gardées par les griffons. Quant aux Romains, ils avaient tendance à parler de Celtes (Celtæ) pour désigner les Celtes insulaires (Irlande, écosse, Pays de Galles, Cornouaille, Bretagne; Iles Britanniques); et à parler de Gaulois (Galli ou Galatæ) pour désigner les Celtes continentaux (Europe centrale et occidentale, Galatie en Asie mineure). Notons aussi que Grecs et Romains les qualifient également de « Barbares du Nord ».

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• Gaulois — La source étymologique la plus probable pour le terme « Gaulois » proviendrait de « walh » (au pluriel Walha, de walhos ou walχaz en proto-germanique): un mot signifiant « étranger » et utilisé par les anciens Germains pour désigner des peuples parlant une lan­gue celtique; et par extension, une langue latine ou romane. Par exemple, Walh versus les noms anglais désignant les territoires celtiques Wales et Cornwall. Ce mot daterait du IVe siècle av. J.-C. et serait un emprunt lexical du nom des Volcæ (Volques), une tribu celtique qui aurait été en contact avec les Germains (péninsule Scandinave, Germanie) pendant un bon moment. Une fois arrivés en sol britannique au Ve siècle de notre ère, les Germains (Angles, Saxons et Jutes) ont utilisé ce terme pour désigner les celtes du Pays de Galles, soit Welsh (les gens) et Wales (leur pays). En français, on utilise les termes « Gaule » et « gaulois » qui dérivent du même terme germanique (Walha et Walhisk). Ce terme a néanmoins subi une métathèse de la consonne « L » d'où WahlaGwaulaGaule.
* Note — Le terme Walch ou Welche utilisé par ceux qui parlent une langue germanique souligne la méfiance des Germains envers les Gaulois ou les Belges romanisés — en référence aux alliances que certaines tribus ont faites avec les Romains —, qu'ils appellent maintenant “l'étranger” ou “l'autre inconnu”, parlant un idiome incompréhensible.

• Galates & Gaulois — En Grec et Latin, le mot « Galatai » (grec) signifie « Ceux d'ailleurs » ou « Envahisseurs ». Dans la littérature grecque au IIIe s. av. J.-C., Aristote parle des peuples celtiques qui en -279 pillèrent le temple de Delphes en Grèce (sans utiliser le terme Galatai, encore inconnu de lui). Timée de Tauroménion, historien grec, utilise pour la première fois le terme « Galatai », dans ses histoires qui se terminent en l'an -264 (fragm. 37 Müller-Didot, Fragm. hist. grec., I, 200). Puis le terme « Galli » (ou Galatæ, Gallia; traduction latine de Galatai) est pour la première fois attesté en l'an -168 dans Origines, de l'écrivain romain Caton l'Ancien. Mais Timée (actif entre -350 et -250), Polybe (-206 à -124) et Strabon (vers -50 et 20) donnent au terme « Celtes » un sens général très vaste, qui englobe à la fois Celtes et Germains; mais réservent le terme « Galates » pour désigner un groupe ethnique déli­mi­té géographiquement, étant cantonné sur les rives du Danube dans l'Italie du Nord, et en Asie Mineure. Mais règle générale, dès le Ve siècle av. J.-C. on appelait Gaulois les peuples qui habitaient la Gaule: un territoire situé entre la Garonne et le Rhin. Mais c'est surtout après -58 (La Guerre des Gaules, de Jules César) que les noms de Gaule et de Gaulois commencent à se répandre dans le langage populaire.

En outre, l'Histoire des Celtes est souvent intimement liée à celle des Germains. Jules César (empereur romain, vers l'an -50), Tacite (historien romain, vers l'an 98) et Dion Cassius (historien romain, vers l'an 180) considèrent les Celtes comme étant des Germains *. Cassius traduit “Celtes” par “Germains” et “Gaulois” par “Galates”; disant que la Galatie est une province d'Asie Mineure où les Celtes auraient jadis fondé un royaume. De son côté, Plutarque (philosophe grec, 46-125) croit que ce peuple fait partie de la race celtique qui correspond aux Belges.
* Note — D'où l'expression « cousins germains », puisque en langue germanique, « germain » désigne « frère, parent ». d'ailleurs, plusieurs d'entre eux sont Celto-Germains et notamment les Æstii (Aestii), les Bataves, les Cimbres (des germains « celtisés » du Jütland), les Cotins (parlent gaulois), les Latobriges, les Nantuates, les Némètes, les Rauraques, les Sédunes, les Sedu Sii, les Teutons, les Tigurins, les Vangions, les Verbigenes; et jusqu'en l'an -105 av. J.-C., on comptait aussi les Helvètes Celtes (confédération comprenant les Ambrons, Tigurins, Tugènes, Verbigènes: mais chassés par les Germains (Cimbres et Teutons), ils migrent vers la Suisse.

Alors, quelle confusion! Les historiens, géographes et auteurs grecs et latins utilisent sans faire de différence et de manière arbitraire les termes Celtes, Gaulois, Galates et-ou parfois Germains. Parfois ils les considèrent comme synonymes en les employant sans distinction pour désigner l'une ou l'autre, ou l'ensemble des nations celtiques; et d'autres fois ils font une distinction entre Celtes et Galates. Notons qu'au bout du compte, les termes « Celtes » (Keltoi, Celtae) ou « Gaulois » (Wahla › Gwaula, Galatai, Galli ou Galatæ) sont équivalents et désignent le même groupe de peuples. Ils semblent provenir à l'origine du Danemark (Jütland - tout comme les premiers Germains), certains passant par la Germanie (péninsule Scandinave), mais s'installent surtout dans la région du Haut Danube, de la Bavière et de l'Autriche; de là, ils auraient essaimé sur le continent européen. Quoi qu'il en soit, le peuple celtique est riche en histoire: étant même parfois surnommé « Les Pères de l'Europe », puisqu'il s'avère qu'on retrouve trace des Celtes d'aussi loin que l'an -2000 avant notre ère.

Ainsi, entre l'an -2000 et l'an -1700 avant notre ère, on dit que les Gaëls (Goidels) sont déjà présents dans les îles Britanniques, l'Irlande, l'Écosse; entre -1600 et -1300, ils sont en Bohême (République tchèque) et en Gaule; en -1200, les Celtes Belges sont Allemagne du Sud et dans l'Est de la France; entre l'an -1,000 et -500, on les trouve en Bohême, en Bavière et en Autriche; en -700, ils sont en Espagne (Galice); vers -650 les Celtes Bretons font la conquête de l'Ile de Bretagne, qui prend leur nom; entre -600 et -400 on trouve des Celtes en Lorraine, vallée du Pô, Suisse, Bourgogne, Aquitaine, Corse, Provence, Oise, Germanie (sud de la Scandinavie); suivies de plusieurs migrations, conquêtes, guerres, alliances romaines, etc. Notamment, entre -367 et -349, ce qu'on a appelé « Terror Gallicum » en Italie implique de nombreux raids gaulois perpétrés chez les Romains.

Tournants Historiques Gaulois vs Romains :: La Bataille de l'Allia et Le Sac de Rome

Le 18 juillet de l'an -387 (ou -390) est une date à marquer d'une pierre blanche dans l'Histoire de l'Europe puisqu'elle en sera un tournant; car on assiste au premier affrontement tragique entre Celtes et Romains: la Bataille de l'Allia, qui sera suivie de la mise à sac de Rome pour venger une injustice des Romains commise à l'encontre des Gaulois.

Question de situer le contexte, rappelons qu'une partie des Sénons — une tribu Gauloise, l'une des nations des Suèves, celto-germaniques —, dirigée par le chef de clan Brennus (Brennos), avait migré en Italie au IVe siècle av. J.-C. et un bon jour, ils se trouvent à traverser les Apennins à la recherche de nouvelles terres pour s'installer. Ils campent finalement devant la ville étrusque de Clusium (Italie du Nord) et entament des négociations avec les autorités locales quant aux droits de terre. Se sentant menacés par les Gaulois Sénons, les Clusiens appelent Rome au secours: les Romains exerçant depuis peu une influence militaire sur l'Étrurie. Pour négocier la situation, Rome envoie une délégation de trois ambassadeurs, les frères Fabii. Les négociations échouent et pour toute réponse, les Clusiens envoient l'armée romaine pour expulser les Gaulois.

Guerrier Gaulois

Sur ce point, l'historien Romain Tite-Live [Titus Livius, -59 à 17] souligne que « les ambassadeurs romains ont enfreint la Loi des Nations et ont pris les armes contre les Sénons ». TrèfleCette « Loi des Nations » consistait pour ambassadeurs et diplomates à faire serment de neutralité. Pour ajouter à l'injure, l'am­bassadeur Quintus Fabii, membre d'une famille de patriciens puissante, fait tuer l'un des chefs Gaulois. Quand les Sénons constatent que la confiance sacrée en la fonction d'ambassadeur est brisée, ils se retirent pour discuter et font choix d'envoyer leurs propres ambassadeurs à Rome pour demander réparation, exigeant que les frères Fabii leur soient remis pour qu'ils fassent justice. l'historien Lévy relate que plusieurs Romains compatissaient à la cause des Gaulois, dont les prêtres; reconnaissant qu'il y avait eu infraction à la Loi des Nations. Mais les masses romaines, le peuple de la rue, raillent les prêtres; et ceux qui auraient dû être punis (les frères Fabii) ont plutôt été nommés à des postes importants l'année suivante; dont Quintus Fabii au poste de tribun militaire à pouvoir consulaire (magistrat suprême en -390, le plus haut poste pouvant être accordé). Les représentants Celtiques étaient légitimement indignés et en colère; et promettent de faire la guerre aux Romains pour venger l'insulte subie. Ils ont donc marché à pied les 130 km de Custom à Rome pour prendre vengence.

L'historien Tite-Live raconte encore que contre toute espérance, les Celtes Gaulois n'ont fait aucun mal aux gens du peuple ou des campagnes; ils n'ont rien pris dans leurs champs non plus. Toutefois, en passant près des villes, ils criaient pour dire aux gens qu'ils se rendaient à Rome, et qu'ils avaient déclaré la guerre seulement aux Romains: mais qu'ils considéraient les gens du peuple comme des amis. Ainsi sont venus les Sénons, pour rencontrer l'armée romaine près de la ville de Véies (une cité étrusque à 16 km au nord de Rome), près du ruisseau de l'Allia. On commence à préparer la bataille le 6 juillet, et elle prend place le 18 juillet -390 (mais plutôt en -387, calendrier corrigé). Le Romain Quintus Sulpicius dirige une armée d'environ 24,000 hommes; et le chef gaulois Brennus est à la tête d'à-peu-près 12,000 gaulois de la Gaule cisalpine. L'armée gauloise cogne fort et les Romains encaissent 22,000 pertes, dit-on. En panique, des survivants fuient vers Véies et d'autres, vers Rome: où ils se réfugient dans le Capitole, sans même fermer les portes. Les citoyens se sont barricadés sur la colline du Capitole, une forteresse naturelle bordée de falaises. Les gaulois ne peuvent accéder au Capitole; mais les soldats romains sont assiégés. Trois jours après la bataille, le reste de la ville désertée a été pillé, des sénateurs restés sur place sont massacrés et quasi tous les documents romains furent détruits; ce qu'on a nommé « Le Sac de Rome de -390 ».

Brennus
Le chef Gaulois Brennus posant son épée sur
la balance — © Paul Lehugeur XIXème siecle

Assiégés depuis sept longs mois, affamés, voyant leur ville dévastée et incendiée, les Romains ont tenté d'acheter leur salut de Brennus. Ils négocient via leur Tribun militaire, Quintus Sulpicius Longus; Brennus, chef des Sénons consent à lever le siège en échange d'un tribut de mille livres d'or (327 kg). Les Gaulois apportent une balance, dont un plateau était lesté d'une plaque de plomb. Les Romains versent leur or mais constatent que les poids gaulois étaient faux, ils s'en plaignent à Brennus. Pour toute réponse, le chef Gaulois ajoute son épée et son baudrier dans la balance en hurlant « Vae Victis! » (Titus Livius, V, p. 34–49); soit “malheur aux vaincus”: pour signifier aux Romains que le vaincu est à la merci du vainqueur, qu'ils n'ont aucun droit à revendiquer, et qu'il leur faudra apporter plus d'or pour remplir leurs obligations.
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* Note :: La vérité sur la conclusion de l'histoire du siège du Capitole romain par les Gaulois — La conclusion de cette histoire diffère selon les auteurs puisque les historiens anciens ne relatent pas les mêmes faits quant à l'issue de l'expédition de Brennus contre les Romains. Ils s'accordent pour relater l'épisode du tribut de mille livres d'or, etc. Mais Tite-Live (- 59 à 17) et Plutarque (vers 46 - vers 125) donnent une terminaison glorieuse aux Romains, grâce à l'arrivée miraculeuse de Camillius: qui combat les gaulois et les anéantit sans laisser âme qui vive. Ce qui ressemble plus à de la fiction poétique qu'à de l'histoire: pour exalter la gloire de leur patrie. Louis de Beaufort (1703-1795), historien français, a remis en question ces écrits épiques, qui dénaturaient la vérité. Il est entre autres l'auteur de « Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine »: à l'origine du courant hypercritique au niveau de l'histoire de la Rome antique. Beaufort nie toute historicité de la tradition des origines de Rome; et accuse celle-ci de ne servir que les intérêts des grandes gentes du premier s. av. J.-C., et de ne contenir qu'une part très réduite de vérité. Quant aux historiens anciens, plusieurs se démarquent de Tite-Live et de Plutarque.
TrèfleLa version de Polybe est vraiment différente car il dit que les Gaulois remportèrent la rançon des Romains dans leur pays, sans être inquiétés. Polybe (vers -200 – vers -118), un Grec, est général, homme d'état, historien, théoricien politique, réputé comme le plus grand historien Grec de son temps. Il a étudié les institutions romaines et ses travaux sont loués pour leur rigueur. Et en sa qualité de Grec, il n'était pas intéressé à soutenir les mensonges de la vanité romaine. La conclusion de Polybe est la plus vraisemblable et la plus conforme aux probabilités historiques. De même, l'historien Grec Diodore de Sicile (Ier s. av. J.-C.), historien et chroniqueur Grec, ne parle pas de la prétendue bataille victo­rieu­se de Camillius sur les Gaulois; il dit plutôt que le tribut d'or fur payé aux gaulois, qui sont repartis dans leur pays. L'empereur romain Tibère (-42 à 37) va dans le même sens: car plus soucieux de connaître les faits que passionné pour la gloire de la république, il parle de l'or donné aux Gaulois lors du siège du Capitole; ajoutant qu'il ne leur fut pas arraché par Camillius. Divers auteurs anciens affirment nettement que les Romains achetèrent la paix des Gaulois; tels Pline l'Ancien (23-79), savant et écrivain Romain (encyclopédie « L'Histoire naturelle », « Histoire des guerres germaniques » en vingt livres, etc); Justin (Marcus Junianus Justinus), un historien Romain du IIIe ou du IVe siècle; Tacite (55 - vers 120), un historien Romain, auteur de La Germanie, un traité de référence sur les peuples Celtes et Germaniques d'avant Jésus-Christ.
* Donc, selon Tite-Live et Plutarque, alors qu'on terminait la pesée de l'or pour le paiement du tribut consécutif à l'entente conclue, sur ces entrefaites arrive Marcus Furius Camillus, général et homme d'état romain; et nommé dictateur pour la circonstance. Il était accompagné d'une troupes de 12,000 soldats qui étaient en réserve à Véies, prêts à livrer bataille. Camillius répondit à Brennus que « Ce n'est pas l'or, mais l'acier qui rachète le pays natal »; Brennus proteste, rappelant qu'une entente fut conclue. Camilius renie le traité, disant qu'il fut conclu sans son autorisation. Et il oblige les gaulois à la bataille, dans les rues de la ville. Mais l'on ne peut se battre efficacement dans des rues étroites et des ruelles, alors les armées quittent la ville et reprennent la bataille le jour suivant. Tite-Live raconte que le camp fut pris, que le carnage fut complet et que pas un seul gaulois n'a été laissé en vie pour mener la nouvelle de la catastrophe. Il va sans dire que les gaulois étaient affaiblis par divers maux résultant de l'état de siège; tels la famine, la peste, le paludisme, le fait de ne respirer que de la cendre et d'avoir été torturés par la chaleur et la suffocation.

De son côté, Polybe raconte qu'après avoir reçu leur tribut d'or, les Gaulois quittent le territoire romain et vont combattre les Venètes (peuple celte de Gaule celtique). Fidèle à l'engagement qu'il avait pris d'évacuer le territoire romain, Brennus fit sonner la retraite et leva ses enseignes dès que le paiement de la rançon fut effectué. On était alors au 22 janvier -368 en fin de journée (selon Plutarque). Il était pressé de lever le siègle en raison de l'épidémie et de la famine qui régnaient dans leur camp; mais aussi parce qu'ils s'attendaient a être attaqués sous peu par Camille: puisqu'il rôdait jusqu'aux abords de Rome et attaquait les détachemens que Brennus tentait encore d'envoyer au fourrage. Le chef gaulois avait aussi reçu la nouvelle que les Venètes, profitant de son absence et de celle de son armée, s'étaient jetés sur ses terres (territoires sur le Pô) et les ravageaient. L'armée gauloise ne tarda pas à les joindre. Brennus les battit complètement dans une première rencontre, et les força à se réfugier en désordre et avec de grandes pertes sur leur territoire marécageux.

Les décennies suivantes seront parsemées d'alliances ponctuelles, d'escarmouches et de conquêtes entre Gaulois et Romains. Mais c'est en l'an -58 que commence « La guerre des Gaules », jusqu'en l'an -51. C'est Vercingétorix, fils du chef gaulois Celtillos de la tribu des Arvernes, qui fédère la quasi totalité des peuples gaulois et leurs chefs en vue de repousser l'envahisseur romain. Symbole de la résistance face à l'envahisseur, il est vaincu à Alésia en -52; puis emprisonné et exécuté à Rome, quelque temps plus tard. Mais pourquoi donc cette guerre..? L'empereur Romain Jules César était désireux de conquérir la Gaule, parce qu'elle était riche en or; alors que lui, il était criblé de dettes. En plus de quelques autres motifs plus ou moins glorieux. Il semble que Jules César a su tirer profit des rivalités déjà existantes entre les peuples Celtes, et des désaccords à l'intérieur même des cités (fédération de tribus): nourris par l'esprit d'individualisme des uns, et par l'impérialisme des autres; ce qui rendait les coalitions gauloises précaires, voire impossibles. Jules César a ainsi pu gagner sa guerre et les Romains ont pû poursuivre leurs conquêtes des peuples et territoires gaulois. Et ainsi, le dernier bastion des Celtes indépendants tombe en l'an 43 de notre ère, alors que l'empereur Claude conquiert la Grande-Bretagne.
Source: pour plus de détails, visiter Celtes, Gaulois et Galates, par Jean-Paul Coudeyrette.

La société Celte, basée sur un schéma trifonctionnel

Triskel

Question d'organisation sociale, l'on ne semble pas trop savoir si l'un a inspiré l'autre, ou inversement. c'est que les Celtes furent rapidement « romanisés » dès les débuts de notre ère. Puis étant inspiré par l'oeuvre de saint Augustin dans les années 420 (La Cité de Dieu contre les païens), l'évêque Adalbéron de Laon développe aux alentours des années 1,000 sa théorie des ordines, ou l'idéologie des trois ordres sociaux. Ce schéma social perdure en Occident jusqu'aux états généraux de 1789 (Révolution française); alors que la noblesse et le clergé n'ont d'autre choix que de baisser le pavillon devant le tiers état (le peuple) qui détruit entièrement le régime féodal.

Toutefois, le philologue et acamédicien français Georges Dumézil (1898-1986) doit constater que comme plusieurs autres civilisations Indo-Européenes, les Celtes organisaient aussi leurs communautés selon un schéma dans lequel les classes de la société correspondent à 3 fonctions spécifiques:

(1) - Les oratores (moines, prêtres, druides et ceux qui prient); nommée fonction souveraine, pour la fonction sacerdotale qui est liée au sacré et à la religion; de même qu'à la divination... avant la christianisation.

(2) - Les bellatores ou pugnatores (ceux qui combattent); pour fonction guerrière tels les chevaliers médiévaux, les soldats, les guerriers, et qui inclut aussi les rois ou les chefs. Cette classe sociale a la responsabilité de défende l'ensemble de la société et du peuple; en même temps qu'elle forme une sorte d'aristocratie.

(3) - Les laboratores (ceux qui travaillent ou qui labourent la terre); pour la fonction de production, et ainsi subvenir au besoins du reste la société. Cette 3e classe sociale regroupe les agriculteurs, éleveurs, artisans, et les commerçants. Et l'on passe sous silence les esclaves et-ou prisonniers de guerre... sans aucun droit ni pouvoir, car considérés comme du bétail ou comme des biens meubles.

Climat politique et organisation sociale: les vergobrets et la clientèle

Le terme « Gaulois » désigne un groupe de nombreuses tribus de langue celtique — chaque tribu portant souvent le nom de l'ancêtre commun —, résidant en Gaule à partir du IIe millénaire avant J.-C. soit la quasi-totalité des territoires actuels de France, Belgique, Luxembourg, Allemagne (rive gauche du Rhin), Suisse (une partie), nord de l'Italie (Gaule cisalpine). Ces tribus, selon leur tradition orale perpétuée par la narration de l'histoire de leur généalogie, partageaient les mêmes ancêtres et descendaient de la même souche. Puis comme ce fut aussi le cas pour d'autres peuples antiques, ces tribus pouvaient se regrouper en une fédération de tribus, qui concluaient entre elles une entente, une alliance, pour mieux gérer les temps de paix et de guerre; notons que ces tribus ne sont pas obligatoirement du même groupe ethnique (ex: alliances gaulois et germains, etc). Cependant, lorsqu'il s'agit d'une fédération constituée du même groupe ethnique — tel les tribus gauloises, partageant les mêmes ancêtres —, on parle alors d'une « Cité » qui est aussi nommée nation, ou peuple. C'est donc dès le IIème siècle av. J.-C. que se constitue la Cité gauloise. On imagine que ces liens de filiation créaient des obligations « morales » de solidarité entre ceux d'un même clan (tribu), mais aussi entre clans. Mais chez les gaulois, maintenir l'unité de certaines cités est chose difficile: car face aux envahisseurs — notamment face aux Romains —, on manque de cohésion et d'unanimité; car certaines tribus se soumettent (parfois volontairement) au conquérant, alors que d'autres tribus refusent obstinément d'entrer en rapport avec lui. On assiste donc à un déchirement à l'intérieur même de la Cité des gaulois.

• De la Monarchie au Vergobat: ces « élus » aristocrates nommés Vergobrets

Certains peuples Gaulois, de cités pro-romaines et en particulier dans l'ancienne Gaule Chevelue (la Gaule non encore soumise à Rome avant la conquête romaine des territoires situés entre les Pyrénées et le Rhin, conquis par Jules César lors de la guerre des Gaules de -58 à -51), avaient mis en place un système de vergobrétat comme pouvoir local: par lequel un magistrat suprême était élu par les druides pour une durée d'un an. Ce système était en pratique entre autres chez les Éudiens ou Héduans (alliés des Romains depuis -121), les Bataves, les Rèmes, les Arvènes, les Lexoviens, les Santons, les Bituriges, les Lémovices, les Trévires, les Vellaves, les Voltinias. Il s'agit d'un ancien régime autocratique, qui a succédé aux régimes monarchiques gouvernés par un roi, encore plus anciens. En fait, des principautés régies par une aristocratie guerrière existaient chez les habitants de la Celtique, entre Rhône et Alpes, avant même l'an -850. Ces « princes et princesses de la Celtique », affichaient une richesse outrancière, aux frais du peuple; et usaient de leur pouvoir sur les populations de façon abusive et inéquitable. Des recherches archéologiques racontent qu'en -850, des troubles sociaux et militaires ont lieu dans ces sociétés; ils se poursuivent dans le premier âge du fer (-850 à -450). Puis vers -450 à -400, des changements importants ont lieu sous la pression des tenants pour obtenir des changements sociaux; qui résulte en l'abolition graduelle du régime monarchique et de ses privilèges: et on remplace ce système par des chefs de clan, élus.

Trèfle

Mais dans certaines cités gauloises, subsiste la nostalgie des anciennes monarchies dans la noblesse guerrière; et certains chefs de clan tenteront de prendre le pouvoir pour redevenir roi; ce qui est réprimé par Rome. Alors depuis les IIIe et IIe siècle av. J.-C. et jusqu'à un peu après la Conquête romaine, on remplace les rois de jadis par des vergobrets... avec à-peu-près les mêmes pouvoirs. D'ailleurs, la royau­té est officiellement abolie et remplacée par un régime aristocratique (assemblée de magistrats et Vergobret ou Vergobreth) dans les années -120 par Rome: suite à la défaite et à la capture de Bituitos, roi des Arvernes, en -121. Chez les gaulois romanisés, bien que le terme vergobet soit d'étymologie gauloise, cette pratique semble copiée des Romains, qui agissent ainsi depuis -509 alors que le « magistrat suprême », le préteur ou praetor maximus, aurait remplacé le roi. Pour établir un régime de vergobrétat, un « chef » est choisi par les prêtres gaulois, ou druides, parmi l'aristocratie guerrière gauloise. C'est le « magistrat suprême »: une sorte de juge doté des pouvoirs d'un roi, dont celui de vie ou de mort sur ses concitoyens; car lui seul peut prononcer une peine capitale. Le vergobret est élu par les druides (et par d'autres magistrats, selon Jules César; mais plutôt, d'autres nobles et aristocrates, chefs de guerre) pour une durée d'un an.

• Le clientélisme, la clientèle et les clients: une pratique qui origine de Grèce, d'Italie et de Gaule

Chez certains peuples antiques, le clientélisme fait référence à client, soit dans le contexte, “celui qui obéit”. Et ces pratiques clientélistes prennent deux formes principales et distinctes: d'une part, le clientélisme historique; et d'autre part, le clientélisme politique.

Le clientélisme historique est un phénomène commun à l'Italie étrusque (incluant Rome), à la Gaule et la Grèce antique. Il fait référence à la relation de clientèle, désignant une prétendue relation “donnant-donnant” qui existerait entre un aristocrate — un patricien (personne de la noblesse, de classe sociale élevée) ou “patron” (au sens de “patronage”) — et un client, c'est-à-dire une personne qui fait partie de la plèbe (homme ou femme du peuple, libre ou affranchi de l'esclavage); et en contrepartie de sa soumission, le client pouvait recevoir protection. On trouve les « clients » chez plusieurs types de personnes: des autochtones et populations locales asservis par les envahisseurs suite à une guerre ou une conquête; des membres de familles se trouvant affaiblis par la guerre ou par la pauvreté; des étrangers désirant s'établir dans une région donnée mais qui mais pour ce faire, avaient l'obligation de se soumettre à un “pater familias”. Soulignons que l'idée à la base consiste à s'assurer la fidélité et la loyauté de serviles, à faible coût, en échange de protection. * De nos jours, on peut constater une situation similaire en observant la questionnable “protection” consentie par des gangs criminalisées ou par la mafia, envers des gens d'affaires ou des commerçants, par exemple; en échange d'un tribut en argent sonnant.

L'on sait qu'aux temps anciens, dans plusieurs sociétés, tant les tribus que les notables ou que les gouvernants possédaient des esclaves: destin habituel de leurs prisonniers de guerre. Les conquérants affranchissaient parfois ces esclaves, qui devenaient alors des « clients » de la tribu, ou du personnage dont ils furent l'esclave. Cette façon de faire était souvent pratiquée dans les pays conquis; en plus de s'assurer d'un bassin de main d'oeuvre peu coûteux et obligé, elle permettait d'agrandir le groupe des conquérants (fort utile en cas de guerres), tout en intégrant des conquérants minoritaires dans les zones territoriales dominées.

Gebo
Gebo - Le Don

Parfois aussi, des tribus décident de migrer; soit qu'elles cherchent des contrées plus prospères, soient qu'elles fuient devant un envahisseur, soient qu'elles sont chassées de leur territoire par un conquérant. Il est alors fréquent de solliciter l'hospitalité d'une autre tribu, ou d'un autre groupe de tribus, pour être moins démunis face aux dangers potentiels. C'est ainsi qu'une tribu qui accueille une autre tribu dans son clan, peut amorcer une relation de clientèle (patron-client) avec la tribu qu'elle accueille; et en échange de la protection accordée, elle demande fidélité et loyauté, dont la participation aux batailles contre l'ennemi si besoin; et autres services selon les ententes conclues. La tribu accueillie devient donc une tribu cliente de celle qui l'accueille. C'est la clientèle d'un peuple envers un autre peuple mais en ce sens, c'est une relation de donnant-donnant.

Par ailleurs, dans la Rome antique — et dans ses colonies —, trois caractéristiques dominent la société: l'oisiveté des riches romains, le clientélisme et la religiosité. Pour maintenir avec efficience cet ordre établi par les puissants, surtout depuis la deuxième Guerre punique (-218 à -202 av. J.-C.), on pratique l'esclavage et le clientélisme. Le fait est que l'économie romaine est basée sur cette main d'oeuvre bon marché et servile parce qu'obligée, qui en est le moteur véritable; ce qui assure l'établissement de leur grande puissance et leur forte expansion dans les siècles suivants. Mais tout a un prix, et cette croissance se fait sur le dos des paysans, qui ne peuvent rivaliser avec les prix des Latifundia (grands domaines agricoles exploités par des esclaves ou des clients): au profit de l'État, de l'empereur, de l'aristocratie et du clergé. Acculés à abandonner leurs terres, les paysans deviennent une cohorte de citoyens dépossédés et ruinés, enclins à revendiquer des changements sociaux.

Le clientélisme politique désigne l'existence d'un lien individuel et personnel entre le “patron” (qui pouvait avoir plusieurs clients) et ses “clients”; le client étant bien entendu l'individu de position sociale modeste, “celui qui obéit” en échange d'une aide matérielle quelconque (ou sa promesse), de “faveurs” ou de protection de la part de ce personnage influent. En contrepartie des bienfaits de son patron, le client devait consentir appui électoral, soutien lors des procès, accompagnement au forum, implication dans la campagne électorale, votes, etc. Ce qui implique des relations intéressées entre hommes politiques et citoyens, entre juges des tribunaux de commerce et commerçants, entre députés et administrés locaux, etc. Notons aussi que le patron pouvait transmettre ou vendre sa clientèle à un autre patron. * “Heureusement” que ces temps sont révolus... :0)

Les antiques Druides Celtes et la spiritualité du peuple Celtique

Croix celtique

L'information actuelle concernant leurs croyances et leur religion est rare et parle des Celtes en Gaule, en Grande-Bretagne et en Irlande, mais peu des tribus plus éloignées. Néanmoins, tout indique que la société celtique était de type théocratique: c'est-à-dire, que la souverai­neté, le pouvoir de gouverner, appartient à Dieu; donc, au chef spirituel qui sur terre repré­sen­te les dieux, soit le Druide. D'ailleurs, la spiritualité des Celtes était riche: puisqu'on parle de près de quatre cents figures de divinités celtiques qui ont été recensées; soit d'un pan­théon au moins aussi développé que celui des Romains et des Grecs.

On sait peu sur les Druides des temps anciens, avant la christianisation. Toutefois à la base, comme pour tous les peuples Antiques avant la christianisation forcée — voir historique cartomancie —, leur « religion » était souvent superstitieuse et truffée d'esprits malins, de lutins et d'elfes. Donc de magie. Comme la plupart des Peuples Germaniques et Scandivaves établis du sud de la Scandinavie depuis l'an -500 avant J.-C. environ — peuples avec lesquels ils ont d'ailleurs fraternisé ainsi que cohabité —, ils vouaient un culte à la Terre-Mère, en soi mère de la création et de la vie. Mais il s'agissait davantage d'une philosophie de vie, que d'une religion contraignante au sens où on l'entend habituellement.

Les Druides avaient foi que dieux et déesses habitaient les diverses choses de la vie au quotien, tels la pluie, le vent, l'obscurité, etc. Ils croyaient en l'immortalité de l'âme et en la vie après la mort: car ceux le méritant, ayant conservé leur Humanité, étaient emportés vers les des paradis des dieux. Les Druides pensaient aussi en terme de Trinité (souvent composée des dieux Taranis, Esus et Toutatis; parfois interchangeables avec Lug et Sucellos), base de leur philosophie: un Dieu suprême consistant en trois essences et formant un tout, une sorte de comité. Leur enseignement de base: « Honorez les dieux, ne faites aucun mal, pratiquez la bravoure ». Leur code d'hon­neur, modèle à suivre: « Vérité dans le coeur, force dans les bras, honnêteté dans le discours ».

À cette époque, les Druides étaient appelés « enseignants de la sagesse », et enseignaient notamment que l'âme ne meurt pas avec le corps puisqu'elle est immortelle. Ils faisaient partie de la classe des intellectuels et étaient prêtres, médecin, juge, maître d'école. Le Druide, homme ou femme, était nommé par les Celtes et avait grand pouvoir; et avant d'entreprendre toute action ou projet, le Roi devait solliciter ses conseils et sa guidance.

Les Celtes et les fonctions intellectuelles, sacerdotales, divinatoires et magiques

Par ailleurs, pour les Celtes comme pour la plupart des autres peuples de l'Antiquité, divination et prophétie sont reliées à la religion: où l'on recence tout près de quatre cents figures de divinités celtiques. En plus du Druide comme tel, on retrouve d'autres types principaux de professions à caractère religieux, magique et divinatoire:

Le Druide — Le Sage, le « très savant », membre de la classe sacerdotale et intellectuelle. Tenant le premier rang parmi les Gaulois, il est en quelque sorte un prêtre, un professeur, un conseiller, un juge, etc. Il est chargé de l'interprétation des dogmes de la religion, des sacrifices, de la poésie, des conseils moraux ou pratiques, de la divination, etc. Et à lui seul appartenait la législation, l'administration de la justice, et l'instruction de la jeunesse dans les sciences, surtout dans celles de la divination.
Le Barde — Le barde était traditionnellement le spécialiste de la poésie orale et chantée. Son rôle premier consis­tait à faire la louange, la satire ou le blâme. Mais souvent il était aussi raconteur d'histoires, magicien et capable de se transformer sous une autre apparence; comme sous la forme d'un animal, par exemple. Les bardes étaient commis pour chanter des vers à la louange de la divinité, des dieux, et des hommes illustres. Ils jouaient des instrumens et chantaient à la tête des armées avant et après le combat, pour exciter et louer la vertu des soldats, ou blâmer ceux qui avaient trahi leur devoir.
Le Vate ou Väcerra (vacerre) — Ce personnage est un devin qui s'occupe de la divination, de la médecine, et du culte. Ils secondaient aussi les druides, notamment en remplissant la fonction de sacrificateurs; ils étaient aussi des interprètes officiels de sacrifices et des philosophes. Ils vaquaient aussi à la contemplation de la nature, c'est-à-dire de la lune et des bois.
L'eubage — Les eubages étaient des prêtres gaulois, d'une classe intermédiaire entre celle des druides et celle des bardes. Ils se livraient à l'étude de l'astronomie, des sciences naturelles, de la divination et tiraient des augures des victimes.
La Devineresse — Les femmes de druides ou de la race des druides avaient aussi des fonctions reliées au sacerdoce telles que la prophétie et la divination; et on les consultait ainsi qu'on le faisait avec les prétresses de Delphes. On souligne d'ailleurs que leurs prédictions étaient justes.

Druides Celtes, Runes et Oghams: écriture, magie et divination

Ogham
Ogham Celtique (alphabet)
Les Runes ne sont pas d'origine Celtique mais plutôt Germanique (Futhark germanique, ou ancien Elder Futhark). Connaissant la proximité de certaines tribus Celtiques avec d'autres Germaniques, il est avéré que certains Druides utilisaient aussi les Runes comme moyen de divination ou pour l'écriture; mais c'était peu fréquent.

Plutôt, les Druides des Îles Britanniques (Irlande surtout) utili­saient à l'origine un alphabet de vingt lettres, les Oghams [prononcer Oh-wam], auxquelles on ajouta cinq lettres plus tard. Les Druides privilégiaient la tradition orale pour trans­mettre les connaissances, le savoir, l'histoire de leur peuple; ils ont néan­moins utilisé les Oghams pour aider à consigner l'Histoire, la culture et les généalogies du clan.

On ne connaît pas encore avec certitude l'origine de cet alphabet. Il est toutefois avéré que les Druides, au der­nier siècle av. J.-C et au cours du premier et deuxième siècles après J.-C., ont utilisé ce système d'écriture sous la forme d'un calendrier, basé sur les treize cycles de la Lune et sur la célébration des quatre Solstices. Le mot « Druide » lui-même vient d'ailleurs du nom celtique pour le chêne « duir » et-ou du gallois « derwydd », qui signifie “voyant du chêne”. Ces Oghams ont donc servi à l'écriture, occasionnellement, surtout pour faciliter la communication entre Druides (attendu qu'elles avaient une signification secrète, dont le sens n'était pas acces­si­ble aux autorités Romaines). Mais surtout, les Oghams étaient ulilisés comme talisman magique et parfois, comme outil divinatoire.

Pour pratiquer la divination des Oghams, la technique est tout-à-fait semblable à celle des Runes. Les Oghams (ou Ogams) correspondent symboliquement à des arbres et leurs vertus magiques ou divinatoires; ils sont groupés en trois catégories: les arbres nobles; les arbres rustiques; les arbrisseaux. On les grave habituellement sur de petites baguettes ou morceaux de bois, du chêne de préférence. Comme talismans, les Oghams peuvent aussi être gravés sur des pierres, du cuir, de la céramique, du bois, etc.
Pour plus d'infos sur les Druides, voir le texte sur le site de Packrat (anglais).

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Historique des Runes [ GermainsCeltes ] • Alphabet runiqueInterprétationMéthodes

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