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Historique Runes Divinatoires & Magiques :: Ancien Elder Futhark
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Arts Divinatoires
ABC RUNES • Histoire des Runes (Elder Futhark)
L'art de « tirer les Runes » remonte à plus de deux mille ans...
Dès la création de l'alphabet runique, vers -400 avant J.-C., les Runes sont utilisées pour la divination (tirage de runes): une pratique popularisée par le dieu Odin; ainsi que pour l'écriture et la magie de protection. S'appuyant sur la mythologie Nordique, les plus anciennes Runes avérées (ancien Elder Futhark) originent de La Germanie Antique (Scandinavie, Allemagne du Nord, Suède, Norvège et Danemark).
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Guerres & Conquê­tes pour l'esclavage des conquis
Dans les sociétés Antiques et Moyen-Âgeuses, la guerre est la meilleure façon d'ac­quérir des esclaves ou de la main d'œuvre servile. Et pour plusieurs civilisations l'esclavage est le destin ordinaire des prisonniers de guerre. L'Empereur Romain et dictateur Jules César, en est un bon exemple.
Ainsi, pendant la guerre des Gaules — dont le territoire de la Germanie —, qui eut lieu de -58 à -52 av. J.-C., des dizaines de milliers de prisonniers de guerre sont amenés à Rome pour y être réduits en esclavage afin de combler les besoins de main d'œuvre agricole, et pour l'entretien des immenses demeures des Romains à la campagne ou en ville. Parmi ceux-ci, plus d'un million de Celtes faits prisonniers; qu'il a néanmoins revendus en dix ans pour financer son train de vie somptueux.
À l'époque, l'esclavage était, disait-on, une néces­sité. C'est ainsi qu'au IIe siècle, à Rome seule­ment, on compte 20,000 citoyens libres pour 400,000 esclaves.
Et ce sont les Germains, ceux qu'on appelait les “barbares” contraires à la “moralité”, qui furent les seuls à stopper de manière définitive la conquête Romaine et l'expansion de l'Empire Romain en Europe.

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Se tirer les Runes
Découvrez la divination par les Runes via nos textes ésotériques sur l'historique des Runes et runomancie (dont les Germains et les Celtes), l'Alphabet runique, l'interprétation des Runes et les méthodes de tirage des Runes divinatoires. Apprenez le tirage de Runes!

Le Thing, assemblée des hommes libres
Dans la Germanie antique, avant même l'ère actuelle, l'assemblée législative et exécutive des hommes libres, le Thing, se tenait dans les villages ou districts lorsque que des décisions touchant la communauté devaient être prises; et celle-ci venait y débattre.

Les Germains: moeurs, coutumes et style de vie
On sait peu sur les anciens Germains, pères des Vikings. Le traité “Germania” écrit par un dénommé Tacite en l'an 98, donne cependant un certain aperçu du style de vie de ce peuple: qui vivait à l'Est de la péninsule Scandinave, sur la côte Sud-Est de la Mer Baltique.

La Germanie et la vie politique
Quelques notes consignées par Tacite, en l'an 98.

* Pouvoirs des rois et des chefs de guerre
Les rois sont choisis pour la noblesse de leur filiation et les chefs de guerre, pour leur bravoure. Le pouvoir des rois n'est pas absolu ni arbitraire. Puis les chefs de guerre ne se prévalent pas de leur grade: plutôt, ils s'imposent par leur exem­ple; ils suscitent l'admiration des troupes en étant réso­lus, en attirant les re­gards, en agissant en pre­mière ligne avec bravoure.

* Pouvoir de légiférer
Les prêtres sont les gardiens des lois; seulement eux ont le droit de procéder à une exécution, mettre aux fers ou flageller. Ils n'obéissent pas à un chef mais agissent comme s'ils recevaient l'or­dre du dieu: Tiwaz ou Wodan (Odin), souvent.
Tacite semble errer. Avant l'imposition “par les armes” de la religion chrétienne à ces peuples vers l'an 1,000 (après qu'ils aient fortement résisté), les Germains et Scandinaves n'avaient pas de prêtres, de druides, etc.

* Décisions
Les décisions relatives aux affaires du clan se prennent au cours d'assemblées, sou­vent tenues à la nouvelle ou à la pleine lune: car on croit que c'est le moment le plus favorable pour prendre des initiatives. Les chefs ne prennent en charge que les questions mineu­res: car les plus importantes sont du ressort de la collectivité. Et même celles qui relèvent d'une décision de la plèbe (peuple) doivent d'abord être soumises aux chefs.

Pour débuter l'assemblée, lorsqu'elle le veut bien, la foule s'assoit tout armée. Les prêtres ont la charge d'imposer le silence et peuvent sévir si besoin pour le faire respecter. Ensuite le roi ou les chefs, prennent tour à tour la parole; en fonction de leur âge, de leur notoriété, de leur valeur guerrière ou bien de leur éloquence. Au lieu de donner des ordres même s'ils en ont le pouvoir, les chefs jouent de leur influ­ence et de per­sua­sion pour rallier le clan. Si l'assem­blée approu­ve, on agite les framées (lances) mais si elle désapprouve, on repousse la proposition avec des huées.

* Justice et répression
Chez les Germains, on porte devant l'assemblée une ac­cusation et la répression varie en fonction du délit. Les auteurs de petits délits sont mis à l'amende d'un nombre de chevaux ou de têtes de bétail; puis une partie de l'amende est due au roi ou au clan, le reste à celui qui est vengé ou à ses proches. Pour les délits plus graves, on peut même prononcer la peine capitale.
Les traîtres et transfuges sont pendus aux arbres; puis ceux qui sont lâches et inaptes à se battre, et qui déshonorent leur corps (par la pédophilie, par ex.), sont couverts d'une claie (treillis d'osier) et on les noie dans la fange d'un marais. Ces supplices visent à la fois à attirer l'attention sur les comportements cri­minels et le châtiment; et à soustraire à la vue du clan, ceux qui sont ignominieux.
Tacite semble errer. Avant l'imposition de la chrétienté vers l'an 1,000, la “peine de mort” n'existait pas chez les Germains et Scandinaves. Pour punir les crimes plus graves le « fjörbaugsgardr » (bannissement pour trois ans) était prononcé.

Au cours de ces assemblées sont aussi élus les dignitaires qui rendent la justice dans cantons et villages. Chacun s'entoure d'une centaine de compagnons issus de la plèbe, qui l'assistent et confortent ses jugements.

* Privilèges des chefs
Dans les États, il est d'usage de réserver aux chefs des quotes-parts VOLONTAIRES et individuelles prélevées sur les troupeaux ou sur les récoltes. Ces cadeaux sont acceptés comme des mar­ques d'honneur. Les chefs apprécient aussi les pré­sents de peuples limitrophes et envoyés soit par des États ou par des particuliers: chevaux de choix, armes de prestige, phalères et autres torques (colliers).

* Place de la femme
La femme tenait un rôle très important dans ces sociétés, et dans le panthéon des diivinités. Elles avaient un réel pouvoir tant dans la communauté que dans la famille. La divination leur était quasi réservée. Ceci jusqu'à la christianisation.




Qui sont les Anciens Germains?
La Germanie, terre des anciens Germains, prend forme à l'âge du bronze (entre -1800 et -500), dans le nord-européen d'extrême-occident. Nommé aussi Pays des Suèves (Germains) par les Romains (Jules César), ces peuples vivent hors de la sphère gréco-romaine habituelle, au-delà du Rhin; et forment le premier peuplement du sud de la Scandinavie. Puis on définit l'origine des Germains en tant qu'ethnie comme telle, vers l'an -500 av. J.-C., soit au début de la période du fer germanique ancien.

Les Germains, un ensemble de peuples originaires de Scandinavie et des rives de la Baltique. Au Ier millénaire av. J.-C., on les trouve en Germanie (péninsule Scan­di­nave). Les Germains

Dans son traité “Germania” — « Origine et territoire des Germains, dit La Germanie » —, écrit environ en l'an 98 de notre ère par Tacite, un historien Romain, que le peuple Aesti (Aestii, Æstii, “aestiorum gentes”) est décrit pour la première fois dans les documents connus. Selon l'historien, à l'Est de la péninsule Scandinave, habitent des Germains - les Suiones (ou Suédois) au Nord et les Göter (ou Goths) au Sud -: qui se font souvent la guerre entre eux.

Puis à l'Est de ces Germains, sur les rivages de la Mer Baltique (pourtour Sud-Est, entre le fleuve Vistule et le fleuve Niémen), il situe le peuple des Aesti et celui des Fenni (Lapons); données confirmées par l'archéolo­gie. Selon lui, le territoire de ce peuple était situé sur la côte Sud-Est de la Mer Baltique et se prolon­geait jusqu'à la Méditerranée. Tacite décrit les Aestii (Aesti) comme plus proches des Suèves (celto-germani­que) que des Germaniques quant à leur langue, leur apparence et leurs coutumes.

Dans “Gétiques ou Histoire des Goths” (mœurs et his­toi­re des premiers Slaves, écrit en 551), Jordanès (historien goth de langue latine) situe l'Aestii comme territoire d'un peuple vivant à l'Est des Vidivarii (groupe de tribus), à l'embouchure du Vistule, sur le rivage de la Baltique. Jordanès fait aussi mention des Goths, origi­nai­res de Suède; qui au Ier siècle ont franchi la mer Baltique et se sont installés sur les rives de la Vistule (fleuve de Pologne). Disant qu'au Sud-Ouest, on note la présence des Bur­gon­des originaires de Nor­vège (Borgung) ou du Dane­mark (Bornholm, ancien Bur­gundarhólmr). Des poèmes scandinaves attestent la véracité de ces migrations.

Jordanès, recopiant Cassio­do­rus: Sur le rivage de l'o­céan, où les pléthores du fleuve Vistule se vident de ses trois bouches, il y a une agglomération Vidivarii: un peuple compo­sé de plusieurs nations. Et au-delà, les Aesti tiennent la rive de l'océan, une race de gens tota­le­ment pacifiques. Claude Ptolé­mée mentionne des Ostoi (Aesti) comme une tribu balte qui vit en cette région.
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* Note :: Les Aesti (Oesti) ne sont pas des Estoniens — « De même les Œsti de Tacite, les Œsti de Jornandès et les Hœsti de Cassiodore ne sont pas non plus les Esthoniens d'aujour­d'hui. Nous n'avons qu'à suivre l'itinéraire du voyage de Wulfstan (vers la seconde moitié du IXe siècle) dans l'ouvrage du roi Alfred, pour nous convaincre que les Estes de Wulfstan sont sans contredit Prussiens, Lithuaniens ou Lettons; et leur nom ne paraît signifier autre chose que peuple de l'Est, ainsi que leur pays qui est appelé Eastland, pays de l'Est. (...) Les Esthoniens sont sortis de la tige des Tavastes, une des branches de la race finnoise-suomienne; les Finnois les appellent “Wirolaïset“, c'est-à-dire peuple de Wirlande (Wiru-maa, une partie de l'Esthonie). » — Source: Mélanges altaïques (Károly Jenö Ujfalvy), (1874)


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Le nom des jours, un héritage Germain
Les principaux dieux de la mythologie nordique, ayant vécu leur période de gloire jusqu'à la fin du premier millénaire, ont inspiré le choix des noms pour nom­mer six des sept jours de la semaine. Ainsi en Vieux Norrois du début du XIe s., sauf pour samedi, les noms furent conservés en Anglais. L'usage romain de ces noms fut adopté vers le IVe siècle.

Ainsi, dimanche (Sunnudagr ou sunna > soleil, Sunday); lundi (Mánadagr ou máni > lune, Monday); mardi (Týr ou Týsdagr > dieu Tyr, Tues­day); mercredi (Óõins­dagr ou Odinn > dieu Odin ou Woden, Wednesday); jeudi (þórsdagr ou þórr > dieu þórr ou Thórr, Thurs­day); vendredi (Frjádagr ou frjá > Freyr et Freyja, Friday); puis samedi (Saturne; anglais, Saturday), aurait pu se nommer Bathday (an­glais) du Norrois Laugardagr (laug > bain): soit le jour du bain.
Source: Mythologie Nordique

Dieux, vénération et cultes des Germains
Pour les anciens scandinaves et germains, le concept de « religion » est inconnu car ils ont une totale liberté de pensée et de croyance. Aucun dogme, ni prière, ni credo, ni délire mystique, ni méditation contemplative, ni temple, ni prêtre. Ils ont bien sûr ce qu'on pourrait appeler des “dieux”: mais il s'agit essentiellement de la Déesse-Mère, mère de la création et de la vie. Elle s'affiche dans les grandes forces de la nature telles que la terre, l'eau, le soleil, l'air, le feu, la vie. Plus tard ils crystalisent l'esprit de ces forces, leurs qualités, sous la forme de “dieux” tels Odin, Freya, Thor, etc. Mais avec ces déités, pas de suppliques: puisque leurs relations sont de l'ordre du donnant-donnant amical.

Les principes sur lesquels Germains et Scandinaves règlent leur conduite se concentrent sur l'amour de la liberté. Ils « vénèrent » leurs dieux (bénédiction, ou blót) mais rien à voir avec la prière, l'adoration ou le sacrifice (animal ou humain - ce qu'ils ne font pas, au moins jusqu'à l'an 1,000 où ces peuples ont dû se plier à la chrétienté). Vénérer, pour eux, c'est remercier ou “bénir” pour les bienfaits reçus: quitte à verser un peu du liquide, de l'aliment ou du sang de l'animal avant de le consommer. Le dieu le plus vénéré des Germains, c'est Odin: le dieu des dieux. Suivent Thor, qui évoque puissance et force; et Tyr dieu de la guerre, de l'honneur et de la justice.

Dans la mythologie, deux familles de dieux coexistent. Les Æsir sont associés à l'ordre et la justice; et les Vanir s'associent à la Terre et à la Nature en général.
Sources: Wikipedia (croyances Viking) & Ásatrú Canada



Tirage de Runes ou Runomancie: un Art Germano-Scandinave

Qui aurait pu croire que l'Ancien Elder Futhark, cet antique alphabet Nordique, puisse être aussi un
outil divinatoire et magique? Les Sages et Devins des pays Nordiques, bien entendu!

La Mythologie Nordique

Relatant l'Histoire des anciens peuples Germains, le Panthéon de la Mythologie Nordique — qu'on nomme aussi mythologie germano-scandinave — est riche en dieux et en créatures légendaires de toutes sortes. Les Vanes, plus près de la Terre et de la Nature, expriment l'époque anté­rieure aux invasions indo-européennes. Et les Ases, apparus après les conquêtes, tout en ayant conservé une bonne partie des valeurs de leurs ainés les Vanes, présentent de nombreux traits indo-européens: signes d'inté­gration culturelle dans leur religion. Les Ases furent incorporés au panthéon ancien, plutôt que de supplanter leurs aînés. Dans cette Mythologie Nordique, l'on y croise les dieux — les Ases, les Vanes, les Nornes — mais aussi les Géants ou Trolls — clan des Jötun —, les Elfes (Alfar), les Nains (Nidavellar); puis divers monstres tels les loups, les serpents, les dragons et autres créatures mythiques (corbeaux, vache, écureuil, aigle, monstre marin, etc).

Principaux acteurs de la mythologie Nordique, deux races de dieux (godh ou gudh) cohabitent et gouvernent la vie humaine et ses expériences: les Ases et les Vanes, qui sont néanmoins des mortels — même s'ils vivent très vieux! — pouvant ressentir la douleur physique ou psychologique. Les Ases étaient associés au Ciel et représen­taient l'ordre social, la conscience humaine et les réalisations en Art et en Technologie; ils étaient proches de l'aristocratie et étaient adorés surtout par les familles de rois, les chefs militaires et les aristocrates. Puis les Vanes étaient associés à la Terre et représentaient la paix, la fécondité, la fertilité et la prospérité; proches de la paysannerie, ils étaient priés surtout par les paysans, les marchands et les marins. Pour vivre et prospérer, ces deux familles de dieux s'opposent aux géants (trolls), aux nains hostiles aux humains, aux elfes noirs, aux dragons et aux autres créatures surnaturelles considérées maléfiques.

Yggdrasil
Yggdrasil — L'Arbre du Monde

Ainsi dans la famille des Ases, on retrouve principalement, parmi les dieux masculins: Odhinn (père des dieux), Tyr (dieu de la guerre et de la justice), Thórr (dieu du tonnerre), Heimdallr (dieu du ciel et de la lumière, gardien des dieux et protecteur du Bifröst, le pont arc-en-ciel), Baldr (dieu de la lumière, la beauté, la jeunesse et l'amour), Njörd (dieu des mers et des vents), Freyr (dieu de la vie), Loki (fils d'un géant, accueilli chez les Ases par Odin; un dieu maléfique qui par ses mauvaises actions, révèle les héros - dieu du feu, de l'air, de la sorcellerie, de la fourberie et de la discorde), etc. Les déesses féminines Asynes: Frigg (première des déesses, déesse du mariage et de la mater­nité), Freyja (Vanne devenue Asyne - déesse de l'amour, de la passion, de la beauté; puis de la terre, de la fertilité et de la guerre - Valkyries), Fulla (déesse de la fertilité, servante de Frigg), Idun (déesse de la jeunesse éternelle), etc. Puis dans la famille des Vanes, côté dieux masculins: Njördhr (devenu Ase), Freyr (dieu de la fertilité); puis les déesses féminines: Freyja (déesse de la terre et de la fertilité), Nerthus (déesse de la fertilité).

Les Ases furent pendant longtemps en guerre contre les Vanes; aucun ne se rappelle trop ni pourquoi, ni comment, tout cela avait commencé. Mais un jour, las de ces que­relles, les Vanes envoient un cadeau aux Ases: soit Gullveig, ou “Ivresse de l'Or”, une sorcière géante; espérant ainsi, en leur apportant la richesse et la prospérité, obtenir la paix avec les Ases. Mais l'or ainsi déversé est comme un poison pour les Ases car la richesse monte à la tête des dieux et déesses. Seuls quelques-uns tentent de résister à l'attrait de l'or. Mais finalement, la corruption gagne le coeur des Ases; ce qui les prive de leur vertu et de leur courage. Ils tentent alors par trois fois de tuer la sorcière, en vain. Profitant de ce moment de faiblesse, les Vanes attaquent et alors qu'ils sont confiants d'obtenir victoire, le dieu Odin, du clan des Ases, brandit sa lance en utilisant toute sa magie. Jetant sa lance par-dessus la bataille, il brise l'élan des Vanes. Aucun clan ne sort vraiment victorieux. Ils font choix de faire la paix, d'échanger des otages et de sceller l'alliance par le mariage de Njörd et de Skadi.

Quant à l'époque où les Ases auraient vécu, en se basant sur les textes poétiques et sur la Mythologie Nordique, d'aucuns la situent à la Création du Monde. D'autres auteurs avancent qu'Odin, originaire du Pays des Turcs en Asie, aurait vécu aux environs de l'an -300 avant notre ère: une référence au texte La Saga des Troyens (rédigé par des clercs ou des scribes du clergé); une tentative pour l'Église de ravaler au rang de démons, les anciens dieux. Puis d'autres, les Scandinaves entre autres, croient que les dieux Ases auraient émergé lors de temps tumultueux, entre les IIe et VIIe siècle: où il y eut l'époque des “Grandes invasions” (invasions barbares) contre l'Empire romain; et celle des “grandes migrations”, entre l'an 400 et 600, vers l'Europe continentale et les Iles Britanniques, partant de La Germanie (Scandinavie).

Odin incarne aussi la version scandinave du dieu germanique Wottan ou Wodan (Suède, Norvège et Danemark), du dieu romain Mercure, du dieu égyptien Thot, et du dieu grec Hermès.

La Découverte des Runes

Donc, l'histoire des Runes remonte à une légende: celle du dieu nordique Odin (Óðinn, Odhin) ou “Agitant”, fils du dieu Bör (un Thurse-Givreux adouci, fils du dieu Buri “le créateur”) et de la déesse géante Beitsla (Bil-Eysta) ou “Pousse-Grain” (fille de l'iotne Bôl-Thorn, “Épine Malfaisante” ou “Malespine” et descendante de Ymir, un géant de la race des Thurses-Givreux, ancêtre de tous les Iotnes: une race considérée violente et malfaisante). Notons que d'après les idées répandues dans l'Antiquité chez les Scandinaves surtout, c'est prioritairement la nature du père qui détermine le caractère et les qualités morales de la progéniture; tandis que la mère lui communique ses qualités physiques. L'union de Bör (un géant, Thurse-Givreux adouci) avec une géante (une Iotne, une race violente et malfaisantene) ne porte donc pas préjudice au caractère moral de ses descendants: dont Odin.

Ainsi Odin est Gouverneur du Ciel et de la Terre, chef des dieux et roi de l'univers, patron de la guerre, de la mort, de la poésie et de la liberté; et dit-on, il ne mangeait et ne dormait jamais. Il est l'époux de Frigg (“Pluie”, fille de Fiörgvin, “Aime-Pluie”), déesse du mariage, de la famille, de l'amour, de la fertilité et mère de Balder, Hod, Hermod; Jord (Iörd), déesse de la Terre vierge et non cultivée, et mère de Thór; et Grid, géante, déesse et mère de Vidar.

Odin
Dieu Odin, ses 2 loupps, ses 2 corbeaux — Mythologie

On représente Odin comme étant un vieillard à la barbe grise, borgne: il n'a qu'un seul oeil, ayant consenti l'autre dans un sacrifice offert à la déesse Mimir, pour boire à la Source de la Sagesse et acquérir une partie de ses connaissances. Alors, il cache son orbite béant sous un chapeau à large rebord.

Les épaules couvertes d'un manteau, il tient à la main un bâton de coudrier (noisetier); ou son arme magique, la lance Gungnir, qui revenait dans sa main après avoir été projetée. Puis il est toujours accompagné de deux corbeaux familiers, Hugin (pensée) et Munin (mémoire): qui parcourent le monde pour lui chaque matin, reve­nant lui conter ce qu'ils ont vu et entendu; et de deux loups nommés Freki (vorace) et Geri (glouton). On le représente parfois aussi, monté sur le dos de son cheval à 8 pattes, Sleipnir, “celui qui glisse rapidement”: qui avec Odin sur son dos, pouvait se promener tant dans le monde des ténèbres que dans les airs.

Donc l'on raconte qu'Odin, tel qu'illustré par l'arcane du Pendu dans le Tarot, se pendit la tête en bas à l'arbre sacré — soit l'if, qu'on nomme aussi “Yggdrasil”; mais certains parlent aussi d'un frêne, ou d'un chêne —. Il demeura ainsi pendant neuf jours et neuf nuits à souffrir, sa lance magique plantée dans le côté; et parvint alors à l'Illumination: apprenant des musiques merveilleu­ses, et perçant le Secret des Runes. Pour transmettre son message, il trouva les seize premières Runes de l'alpha­bet parmi les racines de l'arbre.

Délaissant un peu la mythologie pour l'histoire, retraçons maintenant l'historique de leur apparition à l'homme. En fait, il semble que des artéfacts portant des inscriptions runiques datant d'environ 500 ans avant J.C., ont pu être retracés dans des régions de l'ancienne Europe (Suède et Norvège, surtout). Les trouvailles historiques laissent croire que les Runes furent d'abord utilisées dans un objectif divinatoire, rarement pour l'écriture; ce n'est que plus tard qu'elles furent utilisées pour écrire et pour consigner des informations. Et à travers les siècles, grâce à la transmission orale et aux anciens textes, leur sens divinatoire et magique fut préservé en bonne partie.

Germanie antique, terre des Aestiis • Æstii, Aesti, Aestvi, Œstii, Oestii, Hæstii, Hæstyi, Hœstii, Osti, Estii

Avant les invasions indo-européennes, les anciens Germains de la Germanie sont ceux qui dès l'âge du bronze danois, ont formé le premier peuplement du sud de la Scandinavie. Ils sont distincts des Celtes et des Scythes, mais sont constitués d'une mosaïque de peuples. Durant l'Antiquité et le Moyen-Age, ils vivent hors de la sphère gréco-romaine, dans le nord-est européen, au-delà du Rhin; soit dans le nord-européen d'extrême-occident.

Peu d'informations datant d'avant les invasions indo-européennes sont disponibles, ayant été détruites dans une guerre aveugle contre le paganisme visant asseoir les pouvoirs et façons de voir de la civilisation Romaine et de la chrétienté. Ne restent que les pierres gravées d'alphabet runique, qui décrivent tantôt leurs dieux, tantôt leur religion, tantôt leur style de vie. Vestiges précieux, donc. Certains historiens anciens se sont néanmoins penché sur leur histoire, moeurs et coutumes; toutefois, leurs textes se doivent souvent d'être “épurés” en quelque sorte, des courants de pensée relatifs de leurs époques respectives; pour une lecture plus objective.

Druide

Notons que les Celtes ont souvent été considérés comme Germains, même si distincts; compte-tenu de leur région d'origine (en partie): le Jutland, soit la partie continentale du Danemark. Celtes et Germains ont aussi coexisté un temps sur la péninsule Scandinave, au-delà ou en-deçà de la limite définie par le Rhin. En se côtoyant, ils ont pû échanger culture et coutumes et même créer des confédérations de tribus mêlant Germains et Celtes. Toutefois, aux IIe et Ier siècles avant notre ère, les Celtes sont soumis à diverses pressions: celle des Romains au Sud, celle des Germains à l'Est, celle de l'empire Dace (Roumanie actuelle). Alors plus à l'Est, au IIe siècle av. J.-C., un royaume Celtique se constitue en Norique, en Bohême; et les Celtes s'y installent. * Les Antiques Populations Celtiques
— En savoir plus... Les Celtes

Tacite, un historien Romain, écrit “Germania”, « Origine et territoire des Germains, dit La Germanie » en l'an 98 de notre ère. Il décrit le premier ce peuple nordique, disant que sur la côte Sud-Ouest de la Mer Baltique, dans la péninsule Scandi­nave, sont installés des Germains: les Suiones (ou Suédois) au Nord, et les Göter (ou Goths) au Sud; ces tribus se font souvent la guerre entre elles. Sur les rives de la Mer Baltique, au pourtour Sud-Est entre le Vistule et le Niémen, à l'Est des Germains, il situe le peuple des Aesti (peuple des Aestii): qu'il décrit quant à leur langue (apparentée au breton), apparence et coutumes, comme plus proche des Suèves * (celto-germani­ques) que des Germaniques. Les Æstii étaient le seul peuple Germanique à recueillir et à commercer l'ambre, ou “Or Rouge”, “Or du Rhin”: une résine naturelle fossile, d'aspect transparent, souvent jaune ou doré comme l'or; et qu'on trouve en grande quantité autour de la mer Baltique.
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* Note :: Les Suèves occupent la plus grande partie de la Germanie. C'est un regroupement fédéré de diverses peuplades ayant des dénominations particulières; et ensemble, ce groupe porte le nom général de Suèves.
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* Note :: Le peuple Æstii portait dévotion à la Terre-Mère (Nerthus/Freyja), mère des dieux, et avaient confiance en sa protection. [Une similitude avec la religion Ásatrú soit la croyance en les Æsir, ou la foi en les dieux Ases, dont Odin. Note: Nerthus était aussi vénérée par des peuples vivant dans la péninsule du Jutland.] Ils utilisaient peu les armes en fer — les autres peuples utilisaient souvent de telles armes —; et d'autres armes, dont les gourdins: mais ils les utili­saient rarement. Sanglier Ils portaient aussi sur eux en écusson, l'emblème d'un sanglier comme symbole religieux; ou même des masques à l'image de sangliers: en remplacement des armures ou de tout autre moyen de défense; étant assurés de la protection de leur déesse, même parmi les ennemis. Selon Näsström, d'après le poème Hyndluljóö, le sanglier porte aussi un autre sens: puisqu'il réfère au mot “eofor” (sanglier), qui désigne un souverain, un roi, un chef. Il fut dit aussi que les Æstii étaient plus laborieux que les autres Germains, surtout pour cultiver leur maïs et d'autres fruits de la terre; et pour plonger dans les mers et les rivières pour récolter de l'ambre. On trouve dans Casiodorus, une lettre envoyée par Théodoric le Grand (474–526), roi des Ostrogoths (Goths) en Italie, au peuple Æstii, dans laquelle il les remercie pour un colis noble (de l'ambre) qu'ils étaient allés lui porter à sa Cour, en délégation; les assurant de son amitié. S'agit-il du peuple du dieu Odin..? Probablement que oui.

Jordanès (historien goth), dans “Gétiques ou Histoire des Goths” (écrit en 551), fait mention des Goths, originaires de Suède. Ils ont franchi la mer Baltique au Ier siècle pour atteindre la péninsule Scandinave; et occupaient les rives de la Vistule (fleuve de Pologne). Au Sud-Ouest, Jordanès souligne la présence des Burgondes originaires de Norvège (Borgung) ou du Danemark (Bornholm). Puis à l'embouchure du Vistule, sur le rivage de la Mer Baltique, il situe l'Aestii comme étant le territoire d'un peuple — “une race de gens totalement pacifiques” — vivant à l'Est et au-delà des Vidivarii (un regroupement de diverses nations) qui vivent “sur le rivage de l'océan, où les pléthores du fleuve Vistule se vident de ses trois bouches”; et aux frontières de la Prusse et de la Pologne actuels.

Pythéas (explorateur italien), vers la fin du IVe s. av. J.C., trouva sur les côtes de la mer Baltique des peuples qu'il nomme Aestyens. Puis vers l'an 150, Claude Ptolémée (géographe égyptien) dans son traité “Géographie”, fait aussi mention des Ostoi (Aesti) comme étant une tribu balte, vivant aussi en cette région. Dans ses “Commentaires sur la Guerre des Gaules”, écrit vers 52-51 av. J.-C., le dictateur Romain Jules César parle du “Pays des Suèves” qui occupaient un vaste territoire du Centre-Nord jusqu'au Sud-Ouest de la Germanie. En l'an -55, il franchit le Rhin et entame ses guerres — des campagnes d'assujettissement des peuples — contre la Germanie. Il trace un portrait terrifiant et peu flatteur des Suèves; mais il souligne leur caractère belliqueux, la puissance du peuple par son nombre, sa bravoure, ainsi que la rudesse et ses mœurs.
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* Note :: Les Aesti (Oesti) ne sont pas des Estoniens — « De même les Œsti de Tacite, les Œsti de Jornandès et les Hœsti de Cassiodore ne sont pas non plus les Esthoniens [Estes] d'aujourd'hui. [Lire la suite dans la colonne de gauche.]
* Note :: « But note that the Eistir of the Sagas do not occupy the same country as the Aestii of Tacitus. These Eistir lived far to the north of the Amber Coast, in the modern province of Esthonia. » (Source: A Study in Old English Heroic Legend, 2010)
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* Note :: Les Oeseliens (Œsel, Oesel) de Ptolémée, des Estoniens (Estes) — Dans son oeuvre Géographie III écrite au milieu du IIe s. av. J.-C., le géographe Ptolémée mentionne les Osilians (Ösel, Œsel, Oeseliens, Osiliens) entre autres habitants sur le rivage baltique. Les Œseliens et les Curoniens (Coures, Kurs: ancienne tribu balte) ont aussi été connus dans Les Sagas islandaises, dans Heimskrengla comme « Víkengr frá Esthland » (Les Vikings estoniens). Ils habitent le territoire de Saaremaa (une île Estonienne dans la mer Baltique - En Latin: Osilia ou Oesel, Œsel) et sont parfois appelés Vikings orientaux. Au VIIe siècle, les Vikings débarquaient sur leur territoire afin de piller plutôt que de coloniser.

Æstii et Æsir... peuple Aesti et dieux Ases... de la même famille..?!

Les similitudes se multiplient, les routes convergent. De toute évidence, une réflexion s'impose.
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* Note :: L'étymologie du mot Æstii — L'historien romain Tacite (Publius Cornelius Tacitus), dans son “Germania” portant sur l'antique Germanie (écrit vers l'an 98), est le premier dans les textes anciens connus, à faire mention du peuple Aesti (Aestii, Æstii); qu'il nomme en latin “aestiorum gentes”. Le dictionnaire Gaffiot latin-français (1934) définit les Æstii comme étant une peuplade de Germanie. Puis en se référant textuellement au vocable de Tacite, « aesti » ET « orum » (ou aurum), on relève ce sens: AESTI (ÆSTI), signifie “qui apporte”, “qui est rempli”; puis ŌRUM (aurum) signifie “or ”, “objet fait en or”, “de l'éclat de l'or”, “de la couleur de l'or”, “or, argent, richesse”. Mais aussi “l'âge d'or”, traduit en Latin par “Aetas aurea”; tel que décrit dans le long poème épique latin “Les Métamorphoses d'Ovide”, section Les Âges de La Vie, dont la composition débute vers l'an 1 de notre ère. Tacite, né en l'an 55, est quasi contemporain de Ovide, qui décrit L'Age d'Or quelques années plus tôt. L'Age d'Or, ce temps béni où la terre, fertile sans culture, produisait tout d'elle-même; où justice et vertu régnaient sans effort; où l'on ne portait ni casque, ni épée car les guerres n'existaient pas. Les hommes vivent presque éternellement et meurent sans souffrance. Après leur mort, ils — la race d'or — deviennent bons génies de la terre, gardiens des mortels, dispensateurs de la richesse. En désignant le peuple Æstii et en décrivant ses caractéristiques — fort flatteuses, tout comme celles de Jordanès en l'an 551 —, Tacite parlait peut-être de ceux qui récoltaient l'ambre “de l'éclat de l'or”. Mais Tracite, un érudit de son époque, connaissait sûrement le poème d'Ovide. Alors en disant “aesti orum gentes” — et soulignons-le, sans préjugé ethnique quelconque —, il parlait peut-être aussi des “gens de l'âge d'or” ou encore, des “gens de la race d'or”..? Est-ce un rapprochement, dieux Ases (Æsir) & peuple Æstii..? C'est une théorie plausible, une éventualité très possible.
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* Note :: L'Ivresse de l'Or — Dans la mythologie nordique, un texte de la Völuspa scandinave (poème Eddique), ainsi que l'Edda de Snorri, parlent de l'épisode de la sorcière Gullveig ou « Ivresse de l'Or », « Pouvoir de l'Or », « Puissance-de-l'Or » et aussi connue sous le nom de Heid, « Dents-d'Or »: une créature corruptrice, un cadeau « empoisonné » (ensorcelé) des dieux Vanes aux dieux Ases, à l'origine de « La première Guerre dans ce monde ». Le mythe raconte que les Ases ont tenté par trois fois de tuer « la Vane qui maudie et rend fou »; en vain. Car leur moralité devenait corrompue par la convoitise de l'or. L'Or des dieux Æsir et celui du peuple Æstii (ambre) est-il le même..? Le parallèle s'impose, et questionne.

Æstiis et Suiones partagent les mêmes dieux: Thor, Odin et Freyr

Dans la Mythologie nordique, les Ases — du vieil islandais Æsir, ásafólk, ása ættir — sont avec les Vanes, les dieux principaux qui gouvernent la vie des hommes. Un rapprochement certain avec la peuplade Æstii, habitant comme les Suiones la Germanie Antique. Puis, les Suiones (Suédois) étaient un ancien peuple germanique établi en Scandi­navie (leur pays est devenu la nation de la Suède moderne). Les Suiones furent un peuple puissant; et leurs rois affirmaient être de la descendance du dieu Freyr. Durant l'Âge des Vikings, de l'an 800 à 1,000 environ, ils ont constitué la base des “Varègues”: soit des Danois et des Suédois qui depuis la Scandinavie, voyagèrent par mer vers l'Est; ces Vikings qui faisaient du commerce, de la piraterie ou s'embauchaient comme mercenaires; et qui étaient souvent identifiés comme groupes de pillards scandinaves, semant la terreur sur leur passage.

Viking

• Les peuples Æstii et Suione, ancêtres et progéniteurs des Vikings..?

Installés au Sud-Est de la péninsule Scandinave, dans la Germanie Antique [du peuple Suève (Souabe, Bavière), une tribu germanique installée à l'Est des Suiones (Scandinaves) et à l'Ouest des Sitones (Sithones)*], le peuple Æstii est fort probablement en fait, le peuple d'où originent les dieux Ases dont Odin. D'abord cités par l'historien romain Tacite en l'an 98, et par Jordanès (historien goth) en l'an 551 — qui les qualifie d'ailleurs de peuple très pacifique —, les Æstii seraient, avec les Suiones (Suède) qui habitaient aussi l'antique Germanie (Scandinavie), les ancêtres des Vikings. Ces Suiones qui selon Tacite s'impo­sent par leurs guerriers, leurs armes et surtout par leurs flottes: donnant une forme particulière à leurs embarcations (des drakkars), pourvues d'une proue des deux côtés. — * Les Sithones, des Thraces — Tel que mentionné dans le dictionnaire latin-français Gaffiot (1934), le peuple des Sithones (Sïthŏnes, Sithonii, Sitones) sont des Thraces, un peuple provenant de Thrace: région de la péninsule balkanique parta­gée entre la Bulgarie, la Grèce et la Turquie. Le dictionnaire Jeanneau (français-latin) nous dit: Sithonĭus (Sithonius): de Sithonie, de Thrace. Sithonii: les Sithoniens, les Thraces.

Les tribus Germaniques et Scandinaves sont en général, considérées comme étant les « Pères des Vikings ». Mais divers éminents critiques, dont l'archevêque anglican James Ussher (Irlande, 1581-1656), avancent une précision: et affirment que les Suiones et Æstii sont les progéniteurs des fameux “pirates” nommés Vikings. Ces Vikings qui pendant deux cent ans, de l'an 800 à la christianisation vers l'an 1000 à-peu-près, ont déferlé sur l'Europe pour venger leurs frères massacrés ou exilés. On parle de la résistance des Germains à la christianisation forcée; qui fut suivie du “massacre de Verden” en l'an 782 où sur l'ordre de Charlemagne (roi des Francs et Empereur d'Occident), 4,500 “païens du Nord” furent décapités; et de la déportation forcée de 30,000 Saxons en Savoie en 783. Les Vikings, animés d'une légitime révolte, ont fait payer aux églises, abbayes et cités occidentales, le crime perpétré par Charlemagne contre leur nation (voir textes sur les Vikings).

Pourtant, ils avaient déjà une « religion », le Seiðr (seydr), ou «ancienne coutume» — une philosophie de vie —, très proche de la Terre-Mère; devenue l'Ásatrú (foi, croyance en les Æsir; soit la foi en les dieux Ases et Vanes - dont Woden ou Odin). Le centre du culte d'Aesir à Gamla Uppsala (ou vieil Upsal, village situé un peu au nord d'Uppsala, en Suède), était le centre religieux des Suédois. En ce village, on y retrouve les trois Tertres funéraires du vieil Upsal; et selon certains mythes, il s'agirait des tombeaux des divinités du panthéon germanique que sont Thor, Odin (Woden) et Freyr (Frö). L'archéologie moderne a pu déterminer qu'il s'agit effectivement de tombeaux de chefs; et a pu les dater au VIe siècle. Donc à l'instar d'autres cultes religieux indo-européens, leur religion est polythéiste et pourvue de divinités chtoniennes (qui se réfèrent à la terre, ex: Mère-Terre) et de divinités célestes. Leur langue courante était le Vieux Norrois; et plusieurs textes sur les Runes, sur la mythologie Nordique, et sur les sagas islandaises dont l'Edda poétique, furent ainsi écrits: et parfois, en alphabet runique (Futhark).
* Pour plus de détails, visiter Ásatrú Canada

La Völva des anciens Germains: prêtresse, prophétesse, devineresse, chamane et sorcière

Les völvas, entre autres disciplines ésotériques traditionnelles, pratiquaient le Seydr: un mélange de magie et de chamanisme - un art pratiqué par quelques hommes aussi -; le Spæ ou Spá: la vision avec seconde vue (prophétie ou prédiction de l'avenir), pour obtenir des connaissances sur le passé, présent, futur; et le Galdr (les chants de pouvoir du Seidr). La Seidkona, littéralement “femme du Seidr”, maîtrise des forces naturelles liéees à la Nature et maîtrise sa propre nature: puisque non soumise à la dualité bien-mal; c'est une sorcière chamane. La Spákona désigne une femme qui s'adonne aux Spæ ou Spá. La chamane pratique l'art de la transe: un état modifié de la conscience, qui permet une plus grande ouverture de la conscience. Elle a la faculté d'entrer en contact avec les Esprits, de faire les danses et chants sacrés, de voyager dans les différentes sphères de façon “magique”, etc.

Tel que narré dans la Völuspá — “völv-s-spá”, qui se traduit par “chant de la prophétesse” — les völvas étaient réputées posséder de grands pouvoirs; et même Odin, père des dieux, requérait leur secours pour connaître le destin des dieux. Cependant, les prophétesses germaniques sont disparues en raison de la christianisation; car secondées par les autorités civiles, tant l'Église catholique Romaine, que celle d'Angleterre, que Luthérienne ou que l'Église Réformée, ont tout fait pour les persécuter et les éradiquer. Tel l'expriment des extraits du Droit canon (décret canonique) au Xe siècle, par le roi Edgar d'Angleterre (Source: Wikipedia):

“Nous demandons à chaque prêtre d'éradiquer le paganisme et d'interdire la wilweorthunga (culte des sources), la licwiglunga (nécromancie), la hwata (divination), la galdra (magie), l'idolâtrie et toutes les abominations pratiquées par les hommes comme sorcellerie, et frithspottum (culte des bosquets) avec des ormes et autres arbres, des alignements de pierre, et toute sorte de fantômes.”

L'art Nordique de la divination par les Runes

Aux temps anciens avant même notre ère, comme procédé oraculaire, on coupait une petite branche d'un arbre fruitier. Sur les rejetons, on faisait des marques et on éparpillait ces petits morceaux de bois au hasard, sur un tissu blanc. Puis le chef de clan (en cas de consultation officielle), ou un chef de famille (s'il s'agit d'une affaire privée), invoque les dieux. Tout en fixant le ciel, l'officiant soulève trois rejetons un à un; et l'interprétation est livrée en fonction des signes runiques tirés au sort. Si l'oracle est défavorable, on arrête tout et il n'y aura plus d'autre consultation sur la même question, au cours de cette même journée. Mais si l'oracle se montre favorable, on pourra éprouver la fiabilité du présage en sollicitant d'autres réponses à d'autres questions.

Les Runes furent employées de façon divinatoire il y a plus de 2,000 ans, par les peuples germaniques (Germains septentrionaux ou Scandinaves du Sud) localisés géographiquement hors des limites de l'empire romain. Un peu plus tard, au cours des premiers siècles de l'ère chrétienne, elles sont apparues dans l'ensemble de l'Angleterre et de la Scandinavie. Et alors que le christianisme prenait de l'ampleur, l'utilisation des alphabets runiques dans la divination fut bientôt taxée de pratique païenne et vue d'un mauvais oeil. Et comme ce fut le cas pour toutes les pratiques divinatoires du Moyen-Âge (cartes à jouer, dés divinatoires, etc) elles furent bientôt interdites d'usage; tandis que les devins et devineresses furent pourchassés, ostracisés et souvent brûlés au bûcher.

Les Runes, des mots porteurs de mystère, chargés de l'étonnant passé des peuplades Nordiques. Rune signifie en Vieil Allemand “secret, écriture secrète, chuchotement”. Depuis l'Antiquité, cet alphabet possède un caractère sacré et divin. Cet antique alphabet Nordique est le plus méconnu et pourtant le plus efficace des supports de divination, en même temps qu'il est un solide moyen de protection contre l'adversité. L'utilisation divina­toire des Runes est un procédé original qui offre également les moyens de contourner les arrêts du sort, et les secrets de l'harmonie avec les forces naturelles et occultes qui interfèrent dans notre vie.

Runes

Donc, le plus vieil alphabet runique complet avéré est l'Ancien Elder Futhark, nommé aussi Futhark germanique, qui comprend 24 Runes. * Note: Au IXe siècle, après la conquête indo-européenne et aux environs de l'an 800 de notre ère, dans une civilisation de plus en plus guerrière, le Jeune Futhark Scandinavien (Vikings) adopte le Futhark à 16 lettres, retranchant neuf lettres de l'original Futhark (g, w, æ, p, z, e, ng, d, o - soit Gebo, Wunjo, Pertho, Algiz, Ehwaz, Ingwaz, Dagaz, Othalan) et ajoutant la lettre “R” (Raido). L'Ancien Futhark était utilisé par les tribus germaniques du Nord (Scandinavie, Allemagne du Nord, Norvège, Danemark, Suède). Les runes sont ordonnées, tout comme notre alphabet; et sont divisées entre trois genres ou racines - Ætt ou Oett de Frey, Ætt de Hagal, Ætt de Tyr -: chacune de ces “familles” contenant huit Runes. Le nom “Futhark” fut ainsi désigné parce que les runes de la première famille de Runes, l'Aett de Frey, commencent avec les sons F, U, Th, A, R, et K (Fehu, Uruz, Thurisaz, Ansuz, Raido, Kaunan). Contrairement à notre alphabet, cependant, chaque Rune est plus qu'un son de lettre: puisque chacune d'elles contient un segment unique de savoir secret.

Runes

Les 24 Runes (Ancien Futhark) sont des signes sacrés que les anciens peuples Nordiques utilisèrent pendant très longtemps. En mode divinatoire, l'alphabet runique est donc composé de 24 caractères (Runes) + une Rune blanche (Rune d'Odin), qui a été ajoutée dans les années 1980; cette dernière ne sert qu'en Magie divinatoire. De nos jours encore, ces étranges lettres offertes aux hommes par le dieu Odin restent mystérieuses et magiques. Les Runes représentent toujours hier, aujourd'hui et demain; et illustrent nos espoirs ou nos peurs secrètes. Lorsque nous apprenons à lire leur message, elles nous permettent de trouver notre chemin sur la Terre, de comprendre notre destinée face aux forces inexplicables que sont la vie et la mort, l'éternité de la Lumière et de l'amour. Les Runes sont des lettres sacrées révélées par les dieux et racontant l'histoire de l'origine, du développement et de la finalité de la vie. Elles cachent de profonds mystères nous ramenant à la connaissance de la source de notre Être. Au-delà du temps et de l'espace, elles nous sont parvenues à-peu-près pures et intactes, pour nous aider à mieux comprendre la racine du Destin et le but de la vie. Les Runes agissent comme un miroir qui nous renvoie sans cesse notre propre image sous un autre angle. Elles nous permettent ainsi de mieux nous connaître et donc d'apprendre à maîtriser notre vie, grâce à la faculté de libre-arbitre dont les êtres humains sont dotés.

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