Le portail divination et voyance | Unicorne.comARTS DIVINATOIRES UNICORNE
Unicorne > Abc > Cartomancie > Historique-p2-jeux-inde
Historique des Jeux en Inde VERSUS les Cartes à Jouer
ABC Arts Divinatoires & Mancies | Guide Divination & Voyance
 
Arts Divinatoires
ABC CARTOMANCIE • Historique des Jeux Indiens
L'Inde, carrefour de multipes échanges entre civilisations...
Foyer de civilisations fort anciennes, entre autres jeux, l'Inde connaissait déjà les jeux divinatoires, 4,000 ans avant notre ère. Puis c'est en mariant leur jeu d'échecs chaturunga avec les dés et dominos chinois, que les Indiens créent le jeu de cartes qui inspirera les peuples Maures et Mamelouks ainsi que la création des jeux de cartes naïbes.
... Cartes à Jouer   Historique Cartomancie   Astragales   
Dominos   Naïbes   Taraux  Ganjifeh   Tarot de Marseille   
Cartes Mamelouks   Bohémiens  Cartes Maures    Cartomancie ...   




Des Jeux de Cartes Indiens à 8 Suites

Au Musée de la Royal Asiatic Society, il y a trois paquets de cartes hindoustans. L'un d'eux comprend dix suites et les deux autres ont huit suites chacun.

Dans chaque suite il y a dou­ze cartes; il y a 2 cartes de la Cour ou Honneurs, et dix autres cartes numéro­tées à partir de l'as au dix, qui se distinguent par le nombre des “points”. Ces cartes sont faites de toile et sont circulaires, avec un diamè­tre d'environ 2 pouces. Source: W. A. Chatto.



Tirages A La Carte

Des Tirages Divinatoires Exclusifs à Unicorne!
TAROT DE MARSEILLE
Tirage de tarot
Coupe
Diamant
Tirage de tarot
Croix
Celtique
Tirage de tarot
Fer à
Cheval
Tirage de tarot
Croisée
Chemins
Tirage de tarot
Roue
Astro
Tirage de tarot
Meilleur
Choix
Tirage de tarot
Quête
Vérité
Tirage de tarot
Tirage
en Croix
Tirage de tarot
Tirage
Relation



Kolams et divination

Héritage « magique » oublié en provenance de la vallée Indus dans le Sud de l'Inde (tribu des Kolams, 2500 ans av. J.-C.), les dessins Kolam ressemblent à un labyrinthe et déjà à l'époque, on en faisait même des tatouages: afin d'éviter la punition dans le monde des morts, car les démons d'Yama ne dévorent que ceux qui sont non mar­qués. À l'origine ces figu­res furent créées pour servir deux fonctions magiques. Ils sont associés à Nâga, dieu-serpent, divinité protectrice de bon augure assurant fertilité du sol et fécondité des femmes; et ils ont une fonction apotropaïque, pour repousser ou capturer les démons. On s'en servait aussi pour la divination.

De nos jours, on trace ces dessins traditionnels au sol à proximité du seuil de la maison familiale, pour offrir à ses habitants protection et prospérité. Le kolam-dessin est inscrit comme l'une des 64 formes d'art dans le Kamasutra de Vatsy­ayana. Selon la région, on le nomme Rangoli (dans le Maharashtra), Alpana (au Bengale), Sanjhi (dans l'Uttar Pradesh), Mandana (dans le Rajasthan), etc.


Tirages & Textes
x



Découvrez la divination par la Cartomancie grâce à nos textes ésotériques sur l'historique des cartes à jouer et de la cartomancie, l'interprétation des cartes et les méthodes de tirage divinatoire. Apprenez à vous tirer aux cartes vous-même!



Tirages Du Jour

Des Tirages Divinatoires Quotidiens et Gratuits!
tarots
Tarots
cartes
Cartes
runes
Runes
dominos
Dominos
starmahjong
Mahjong



Le jeu d'échecs Perse, le Shatranj

Vers l'an 550 le Chaturanga, précurseur du jeu d'échecs, est créé dans le Penjab (Inde). Et en provenance de l'Inde, le jeu d'échec est introduit en Perse (en fait, l'Iran actuel) peu de temps après, soit pendant le règne de Khusrau Nushirwan (531-578). Le Chatrang, vers l'an 630, est la version perse du jeu d'échecs indien Chatu­ranga. Puis suite à la con­quê­te islamique (Arabes) de la Perse en 638, ce jeu d'échecs devient Shatranj. C'est un vieux jeu de plateau (un échiquier) qui fut populaire en Perse et au Moyen-Orient pendant presque 1000 ans.

C'est donc ce jeu d'échecs, inspiré du jeu Indien mais qui provenait de la Perse sassanide (la Perse pré-Isla­mi­que, de l'an 224 à 651) nommé Shatranj, qui a été introduit dans l'Europe médiévale. Au fil du temps il a peu à peu été modifié aux goûts et coutumes des euro­pé­ens, pour acquérir la forme moderne du jeu d'échecs.



Kolam 2500 av. J.-C.
kolam
© vanishingtattoo.com


Le jeu de cartes Ganjifa pave la route vers l'Occident

Ces cartes Indiennes antiques affichent en effet quatre symboles — cruche, massue, pièce de monnaie,
sabre — qui classiquement, sont représentés dans les quatre mains des statues indiennes...
symboles qu'on retrouvera également sur les premières cartes européennes!

Divination, jeux d'échecs, dés, dominos et cartes na-eeb se marient en Inde

Cartomancie

CARTOMANCIE &
CARTES À JOUER

UNICORNE.COM
Cartes d'argent
Jeu de cartes en Inde
Jeu Dasavatara-Ganjifa

Donc, selon le Captain George Edward Mauger (Membre de la Société d'Anthropologie de Paris), dans un écrit publié en 1915, les jeux utilisés pour la divination en Chine durant l'Antiquité, venaient de l'Inde; où ils existaient déjà 4,000 ans avant J.-C. Parallèlement au développement des cartes à jouer en Chine, les Hindous adoptent les jeux chinois et les marient à leur propre jeu d'échecs ”chaturunga” — soit un jeu d'échecs sur table, inventé vers le Vième siècle, qui comprenait les quatre composantes d'une armée indienne soit les cavaliers d'éléphant, la cavalerie (à dos de cheval), les fantassins et (à pied) ainsi que les conducteurs de chariots ou de navires — pour ainsi créer le jeu ”ganjifa”.

Tout d'abord rectangulaires, ces cartes adoptent bientôt la forme d'un cercle ayant un diamètre variant de 1,5 à 4,5 pouces. Notons aussi que ces cartes étaient faites soit en ivoire, en papier, en bois, en coton, en nacre et même en feuilles de palmier.

Dès le VIIIième siècle, le jeu de cartes Hindou « Dasavatara Ganjifa » était joué en Inde. Il s'agit d'un jeu formé par un paquet de cartes (une baraja) circulaires qui comprend dix suites (enseignes ou emblèmes) — cinq “forts” et cinq “faibles” —, et parfois même jusqu'à 20 ou 24 suites.

Puis chacune de ces suites (enseignes ou emblèmes) comprend douze cartes: un Radja (roi), un Naïb (ministre ou vizir) et dix cartes numérales. Les suites se basent sur les dix avatars — incarnations terrestres, ou réincarnations — du dieu hindou Vishnú. Ce qui constitue un jeu de 120 cartes ou plus au total.

NOTE: En Hindouistan, le terme « Na-eeb » (terme qui devrait être utilisé avec cet orthographe pour les cartes Hindoues, plutôt que naib) signifie un vice-roi, un lieutenant ou son adjoint (député) qui règne sur une zone donnée, comme un vassal qui doit allégeance à un souverain. (Source: Facts and speculations on the origin and history of playing cards, publisher: London, Smith (1848), author: William Andrew Chatto, 1799-1864), p. 22

Pour les besoins de ce jeu, le dieu Vishnú se réincarne sous diverses formes *: le poisson (Matsya), la tortue (Kurma), le jabalí ou sanglier (Varaha), l'homme-lion (Narasimha), le nain et le pot à eau (Vamana), l'homme fâché ou Rama avec la hache (Parashurama), l'arc et la flèche ou le singe (l'homme parfait - Rama, prince et roi de Ayodhya), le palet ou la vache (Krishna, l'homme d'état divin / le vacher / le cocher), le coquillage ou conque (Bouddha, l'Intelligent), l'épée ou le cheval (Kalkin, éternité / le puissant guerrier / le destructeur de l'impureté).

Par ailleurs, il semble que ce jeu de « Dasavatara Ganjifa » ait été transmis aux turcs Mamelouks d'Égypte vers le XIième siècle, sous une forme simplifiée. L'on y retrouve maintenant seulement quatre des dix séries; soit la cruche (pot à eau), la massue, la pièce de monnaie (ou disque) et le sabre. En réalité, ces quatre symboles étaient les plus importants de la série pour les hindous, attendu qu'on les retrouve aussi chez le dieu Shiva (Siva ou Çiva); et qu'également, ils se retrouvent aussi chez les bouddhistes (une clochette et un sceptre-foudre portés par Vajradhara, puis une coupe en crâne humain et un sabre portés par Prajna-Paramita).

* NOTE — Les suites supplémentaires aux 10 suites (enseignes ou emblèmes) de base, qui peuvent être ajoutées au jeu: rat (Ganesh), paon (Kartikkeya), vedas (écritures - Brahma), tambour (Shiva), coup de tonnerre (Indra), nœud de serpents (Yama), bâton (Hanuman), petite Garuda (Garuda), flûte (Krishna), viña (luth indien - Narada).
* NOTE — Le Musée Topkapi d'Istanbul (Turquie) conserve d'ailleurs un magnifique exemplaire enluminé de ce jeu, datant du XVième siècle. Voir quelques spécimens sur le site Andy's Playing Cards.

L'exportation des Jeux de Cartes Indiens, via l'émigration des populations

Les populations Indiennes ont beaucoup émigré hors de leurs frontières. Les premiers mouvements massifs d'émigration ont même débuté il y a plus de 2,000 ans. Pourquoi les gens quittent-ils ainsi leurs terres pour changer de pays? Pour l'Inde et en particulier dans le Nord-Ouest du pays, mentionnons que de fréquents changements et divers troubles furent causés par les petits royaumes qui en voulant s'étendre, se faisaient compétition entre eux; ce qui créait des guerres, dont les populations pâtissaient. Il y eut aussi d'invasions territoriales et conquêtes émanant d'autres pays, avec effusions de sang, captures et esclavage. Ça donne le goût d'émigrer...

Inde
Shiva, divinité Hindoue
- merci à Tom pour la précision -

La première vague d'émigration des Indiens arrive avec la conquête Persane de l'Inde au IIIième siècle avant J.-C., pilotée par le Schah de Perse Ardachîr Ier — fondateur de la dynastie perse des Sassanides, qui a représenté durant plusieurs siècles l'accomplissement au plus haut degré de la civilisation; et qui a régné de -224 à -242 —, qui a conquis le Nord de l'Inde (le Pakistan actuel), en y installant même une colonie.

Le résultat de l'opération fut que dès le IIIième siècle avant J.-C., des Indiens quittèrent l'Inde pour aller travailler en Perse, dans l'espérance de meilleures conditions de vie.

La première émigration documentée, de l'Inde vers la Perse, est celle de -241 à -272 alors que des laboureurs furent amenés de Kaboul jusqu'au barrage Shuster (Shuster Dam). Une situation gagnante pour les Perses, car ils payaient moins cher ces travailleurs immigrés, que les travailleurs Perses. Et puisqu'ils parlaient une langue similaire et qu'ils partageaient la même religion — l'Hindouisme —, il était fréquent de voir des mariages entre Perses et Indiens, au teint plus basané; et du fait, on assiste à la naissance d'un nouveau groupe ethnique: les Dom, devenus plus tard Roms. Et alors que “Rom” est le terme réunificateur désignant les gitans, les tsiganes, etc, partout au monde.

La deuxième vague d'émigration fait suite à l'expansion de l'Empire byzantin (grec) en Asie, qui a pris place et s'est développé à partir du VIIième siècle jusqu'au XIième siècle, jusqu'en Arménie. C'est donc principalement entre les années 900 à 1454 de notre ère que les Indiens, souhaitant rejoindre la capitale Constantinople (Istambul actuel) pour de meilleures conditions de vie, migrent en masse. Pour atteindre la partie européenne de l'Empire byzantin, plusieurs ont cheminé par le détroit de Bosphore, qui relie la mer Noire à la mer de Marmara; territoire qui marque, avec les Dardanelles, la limite méridionale entre les continents asiatique et européen. C'est d'ailleurs avant l'an 1,000 que l'on retrouve les premières mentions du mot “Atsingani”, ou du mot “Agupti”, termes grecs qui ont désigné depuis les tsiganes, gitans et romanis.

Notice sur le jeu d'échecs Chaturanga, sur lesquels se basent les jeux de cartes Indiens

Chez les historiens, il est généralement reconnu que les jeux de cartes créés en Inde puisent leur inspiration dans le jeu d'échecs, nommé Chaturanga: une invention également attribuée aux Indiens. Au XIXième siècle, l'historien William Andrew Chatto nous en fait d'ailleurs une excellente description. Selon la tradition orale, il semble que ce jeu fut inventé par un Indien dénommé Sissa, vers le Vième siècle de notre ère. Il s'agissait d'un jeu inspiré des stratégies militaires. Le jeu comme tel se présentait sous la forme d'une planche, ou d'un tableau quadrillé, comportant soixante-quatre carrés; sur lesquels se mouvaient des hommes de différents grades. Une sorte de “champ de bataille” en miniature.

Soulignons également que l'affinité des deux jeux ainsi que la similitude entre les jeux de cartes et les pièces principales du jeu d'échecs, ont d'abord été soulignées par Breitkopf, dont voici la citation: « As the military groundwork of the game of cards, and its similarity to chess, cannot be denied; so a closer examination of this affinity may readily lead to the origin of the change in their figures and colours. » — Breitkopf, “Ueber den Ursprung der Spielkarten”, s. 30. — Ce qui donne en français, librement traduit: « Les bases militaires du jeu de cartes, et sa ressemblance aux échecs (jeu d'échecs), ne peut être déniée; de sorte qu'un examen plus approfondi de cette affinité peut facilement conduire à l'origine du changement dans les personnages et dans les couleurs. »

Donc dans le vieux jeu oriental, une suite de pièces d'échecs se compose de six ordres, ainsi nommés: 1- Schach, le Roi; 2- Pherz, le général; 3- Phil, l'éléphant; 4- Aspen-Suar, le cavalier ou chevalier; 5- Ruch, le chameau; et 6- Beydel ou Beydak, les valets à pied ou l'infanterie (fantassins). Dans cette suite il n'y avait pas de Reine: puisque l'introduction d'une femme dans un jeu représentant les stratagèmes de guerre aurait été contraire aux idées orientales de convenance; et longtemps après l'introduction d'échecs dans l'Europe, la deuxième pièce, maintenant appelée la Reine, a conservé son nom Oriental sous la forme de Fierce, Fierche, ou Fierge, même après qu'elle eut acquis un caractère féminin.

Au fil du temps, Fierge * se confond avec le terme français Vierge, désignant une employée de maison ou une femme de chambre. Par la suite, on nomme cette pièce du jeu d'échecs du nom de Dame, dans le sens de Lady; et conséquemment, cette figure devient européenne et revêt le nom et le caractère de ce peronnage féminin. Les autres pièces du jeu d'échecs prennent aussi une saveur occidentale en raison de ce contact européen. Et Phil l'éléphant devient le Fou du français et l'évêque de l'anglais — remarquons ici l'analogie! —; Aspen-Suar, le cavalier, devient le Chevalier français et le Chevalier (Knight) anglais; Ruch, le chameau, devient la Tour française et la Tour ou le Château anglais; et Beydel ou Beydak, les laquais, fantassins ou hommes à pied, deviennent les Pions français et les Gages ou Pions anglais.

* NOTE — Le traducteur du Poème de la Vielle, en décrivant les Échecs, s'exprime ainsi: « La Reyne, que nous nommons Fierge, Tient de Venus, et n'est pas Vierge; Aimable est et amoureuse. » — L'Origine du Jeu des Echecs, par Mons. Freret. Hist, de 1'Academie des Inscriptions, tom. v, p. 255.

Du jeu d'échecs Indien, au jeu d'échecs Perse nommé Shatranj, aux Jeux de Cartes

De fil en aiguille, les Perses sassanides — de la Perse pré-Islamique, nommés “Sarrasins” par les européens médiévaux — importent ce jeu d'échecs, l'adaptent à leurs us et coutumes, et le nomment “Shatranj”. Ce jeu sera introduit en Europe au cours du Moyen-Âge, par l'entremise des divers échanges commerciaux entre l'Orient et l'Occident. Au gré des modifications ultérieures, ce jeu deviendra notre jeu d'échecs actuel; tandis que parallèlement, il sera source d'inspiration pour créer les jeux de cartes qui nous proviennent de cette partie du monde — devenue arabo-islamique par la conquête territoriale Arabe en l'an 651 de notre ère —: soit le jeu de cartes mauresques — du peuple Maure — et le jeu de cartes mamelouk — des Mamelouks d'Égypte —.


♥ Articles by Lou | Arts divinatoires Unicorne