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Les enseignes des cartes à jouer :: Coeurs, Carreaux, Trèfles, Piques
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ABC CARTOMANCIE • Enseignes Coeur Carreau Trèfle Pique
Les enseignes françaises sont inventées vers l'an 1425/1440...
Les cartes à jouer françaises ont révolutionné les jeux de cartes partout au monde, étant internationalement utilisées tant pour la cartomancie que pour jouer aux cartes. Grâce au design simplifié des enseignes françaises (coeur, carreau, trèfle, pique), les jeux de cartes sont abordables pour tous, car les coûts de fabrication sont moins élevés. Et ce jeu devient la norme pour un jeu de cartes à jouer populaire.
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L'influence améri­caine sur les jeux de cartes

Peu après 1800, les figures de la Cour deviennent à double tête, pour mettre fin à la peine d'avoir à retour­ner les cartes pour les avoir dans une position verticale. Puis on laque la surface des cartes — une invention américaine — pour permettre un brassage plus facile et rapide; et pour en augmenter la durabilité. On ajoute des marques d'identi­fication dans les coins des cartes à jouer; et on adopte les coins arrondis — inventés par les français en 1858 par Baptiste-Paul Grimaud — pour éviter qu'ils ne s'effritent. Et l'on innove en ajoutant le Joker inventé pendant les années 1860; qui est représenté, depuis les années 1880, comme un bouffon, un clown, ou différents types de lutins.



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L'introduction du jeu de carte français en Amérique

Les jeux de cartes sont apparus en Amérique vers la fin des années 1700, soit à-peu-près en même temps que le pays s'est construit. C'était un jeu de 52 cartes arrivant de France — avec leurs enseignes coeurs, carreaux, trèfles et piques — via l'Angleterre puis vers les colonies; et ils les adaptent rapidement! Vers 1800 déjà, les premiers jeux fabriqués en Amérique commencent à apparaître.



Les enseignes de Coeur, de Carreau, de Trèfle, de Pique

Faciles à dessiner, faciles à imprimer, les nouvelles enseignes françaises révolutionnent dès le milieu du XVe siècle, l'art de la carterie, au niveau mondial. Ce qui permet une démocratisation des jeux de cartes. Souhaitant toutefois respecter les archétypes traditionnels, les enseignes conservent leur sens et continuent d'illustrer les structures sociales. Ainsi ceux qui guérissent et enseignent, se retrouvent dans les Coeurs; ceux qui produisent et fabriquent, se réunissent sous l'emblème des Carreaux; ceux qui vendent et font circuler l'argent, font partie du cercle des Trèfles; ceux qui défendent et gouvernent, se contentrent dans les Piques.

Les enseignes françaises font le tour du monde, depuis l'an 1450 environ

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Les Sarrasins impriment leurs marques sur le jeu français


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Roi de Carreau sous Charles VII de
France (représenté par Coursube,
un Roi Sarrasin) — Vers 1425

Rappelons-nous que le premier jeu de cartes créé aux saveurs de la France fut celui du Roi Charles VI, peint en 1392 par Gringonneur. Ce jeu était encore un jeu de tarots (arcanes mineurs), composé des figures traditionnelles de la Cour mais on remplace le Cavalier par la Reine. Donc Roi, Reine et Valet; puis les cartes numérales de 1 (As) à 10. Soit 13 cartes par suite (52 cartes), chaque suite ayant son enseigne ou sa couleur: Coupes, Bâtons, Deniers et épées. Il était usité pour les jeux de cartes en société, et pour prédire l'avenir. Peint à la main, il était hors de prix et inabordable pour la classe populaire.

Et c'est vers les années 1400 et suivantes, que les Allemands, Italiens et Français développent de nouvelles façons de faire plus économiques, pour créer des jeux de cartes. Puis en même temps en France, la légende raconte que le dénommé Vignoles Etienne dit La Hire, premier chevalier du Roi Charles VII, aurait inventé un jeu plus simple et plus pratique.

Pour ce faire, l'on retranche du jeu de 52 cartes les cartes numérales 2, 3, 4, 5, 6 et ce qui donne un nouveau jeu de 32 cartes: le jeu de piquet. Et pour faciliter l'impression à plus grande échelle, on simplifie les dessins et couleurs des suites originales — c.à.d. des jeux de tarots, puisqu'ils sont ordinairement utilisés — pour obtenir les enseignes coeur, carreau, trèfle, pique. Ce jeu est connu sous le nom de “Le Piquet de Charles VII”; ou parfois “Coursube”, à cause de l'illustration du Roi de Carreau, Coursube (Cursube ou Corsoès), un Roi Sarrasin (probablement Roi de Perse).
* Notons que ce nouveau jeu se trouve aussi en version de 52 cartes.

C'est ainsi qu'en se basant sur la symbolique originale, que sont inventés les enseignes françaises. Donc les Coeurs remplacent les Coupes du jeu de tarots; les Carreaux, les Bâtons; les Trèfles, les Deniers; et les Piques, les épées. Toutefois puisqu'archétype chargé de sens, l'on conserve le sens original qui est associé à chaque enseigne; soit pour les Coeurs/Coupes, ceux qui guérissent et enseignent (amour, sentiments, bonheur); les Carreaux/Bâtons, ceux qui produisent et fabriquent (affaires, voyages, initiatives, mouvement); les Trèfles/Deniers, ceux qui vendent et font circuler l'argent (patrimoine, propriétés, argent); les Piques/épées, ceux qui défendent et gouvernent (actions, luttes, batailles, difficultés).

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Le Revers du jeu des Suysses, 1499 - © BnF

Sous le règne du Roi Charles VII, bien qu'il soit dit qu'il fut fabriqué vers 1425 (voir l'image du Roi de Carreau), il est avéré parce que documenté — dont par l'estampe satirique le “Revers du jeu des Suysses” (Le Revers du jeu des Suisses), datée de 1499, et où des joueurs de cartes utilisent un jeu aux nouvelles couleurs françaises — qu'effectivement, ce jeu est en circulation en 1499, est reconnu comme étant un jeu français et en conséquence, en usage bien avant.

Revendiquée par la France, le Revers du jeu des Suysses (1499) est une estampe publiée au moment où le Roi de France Louis XII, méditant l'expédition en Italie pour réunir la couronne de Naples à celle de France, cherchait à se ménager les Suisses, que l'Angleterre et les Pays-Bas soutenaient contre lui. Rappelons qu'à cette date, Louis XII ne comptait pas encore une année de règne. Il venait tout juste d'épouser Anne de Bretagne et envisageait faire une expédition en Italie pour réunir les deux couronnes. Il va sans dire qu'une pareille expédition risquait de léser de nombreux intérêts politiques; et c'est pourquoi Louis XII eut à user de diplomatie avec les pays voisins, dont plusieurs étaient radicalement opposés à ses projets ambitieux. Les Suisses, qui étaient secrètement soutenus par l'Angleterre et les Pays-Bas, se montrèrent particulièrement hostiles au projet. Malgré tout, Louis XII triompha de leur opposition, réussissant de plus à renouer l'alliance qui était expirée sous Charles VIII, son prédécesseur.

* NOTE - Le Revers du jeu des Suisses — Le sujet de cette caricature parue en 1499 fait état de cette difficulté temporaire des Français avec les Suisses. Sur celle-ci, on voit que les Princes les plus intéressés à la question sont réunis autour d'une table de jeu, à laquelle est assis le Roi de France à droite, vis-à-vis du Roi Suisse; et à côté du Doge de Venise qui est placé en face du spectateur, et qui était l'allié de la France contre Milan. Louis XII annonce alors qu'il a en main un beau jeu. Le Suisse reconnaît la faiblesse du sien et le Doge Vénitien abat ses cartes. Et en conséquence, le Roi de France gagne la partie. On remarque aussi dans le coin de droite le Roi d'Angleterre, Henri VIII, reconnaissable aux trois lions qui ornent son blason; et alors qu'il est en grande conversation avec le Roi d'Espagne. Puis derrière lui se tient l'infante Marguerite qui, du coin de l'oeil, fait avec évidence des signes d'intelligence au Suisse pour lui signaler le jeu de ses adversaires. On remarque aussi à côté de la princesse, la présence du Duc de Wurtemberg puis devant celui-ci, le Pape Alexandre VI. Le Pape, bien qu'allié du Roi de France, et peu importe l'effort qu'il fasse, ne parvient pas à voir le jeu du Roi. On voit aussi que derrière le Doge de Venise, se tient le réfugié italien Trivulce: un habile général dévoué aux intérêts de la France. Puis à la droite du Doge se trouve l'Empereur, qui est en train de manier un autre paquet de cartes, tout en paraîssant se réjouir à la pensée qu'il a quelque peu troublé le jeu de Louis XII. Dans le fond à gauche, on remarque aussi le comte-palatin et le marquis de Montferrat, qui attendent le résultat définitif. Puis au-dessous du dernier de ces personnages se montre le Duc de Savoie, qui dit-on se prêtait aux projets français. De son côté, le Duc de Lorraine sert à boire aux joueurs; tandis que le Duc de Milan, qui dit-on à cette époque jouait en quelque sorte un double rôle, ramasse les cartes tombées à terre afin de se constituer un jeu à son usage. Finalement, le Roi Louis XII de France mit ses desseins à exécution. Et c'est ainsi que le Duc de Milan, Ludovic Storfza, surnommé le Maur, joua mal sa partie; il perdit son duché et mourut prisonnier. Source principale: Nouvelles étrennes Fribourgeoises, Fribourg (Suisse), 1911.

Grâce au développement et à l'industrialisation quant à la fabrication des cartes, et grâce au design simplifié des enseignes (coeur, carreau, trèfle, pique), les coûts de fabrication sont moins élevés et en conséquence, le prix d'un jeu de carte devient enfin abordable. La France devient d'ailleurs assez rapidement, un chef de file au niveau européen, pour la fabrication des cartes; même si plusieurs entreprises sont florissantes en Italie, en Espagne et en Allemagne particulièrement. Parmi les premiers cartiers Français, on retrouve F. Greffier (1485-1496), Jean de Dale (actif de 1485 à 1515), Jean Personne (1493-1497), Antoine de Logiriera (Toulouse, 1495-1518), Gué Martial (Limoges, vers 1538) et Pierre Mareschal. (Source: wopc.co.uk/france)

Grâce à ses fabriques, le jeu français connaît dès lors une popularité foudroyante, tant en Europe que dans les colonies où il est exporté. C'est ainsi qu'au cours des années subséquentes, il devient la norme pour un jeu de cartes à jouer populaire; qui servent aussi de cartes à prédire l'avenir (cartomancie). Même les pays Anglo-Saxons — tels l'Angleterre et ses colonies — l'adoptent d'emblée. Avec une petite nuance cependant, au niveau du symbolisme: fort important en divination; soit, une inversion du sens des cartes de carreau et de trèfle. Cette inversion du sens initial, d'ailleurs, cause encore polémique de nos jours.


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